Le président Kagame a rejoint ses pairs africains à Nairobi, au Kenya, pour prendre part aux travaux des réunions annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD). Pour faire avancer le continent, le président Kagame a prôné le changement de mentalité.
La 59e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la BAD et la 50 eme réunion du Conseil des gouverneurs du Fonds Africain de Développement se tient au Centre International de Conférence Kenyatta à Nairobi, du 27 au 31 mai 2024.
Le Président Kagame a participé ce mercredi à un dialogue présidentiel sur le thème ” La Transformation de l’Afrique, le Groupe de la Banque Africaine de Développement et la Réforme de l’Architecture Financière Mondiale”.
S’exprimant lors de cette assemblée, le président Kagame a remis en question la notion de mise à l’écart de l’Afrique.

” Comment peut-on s’intéresser au bien-être des peuples de ce monde en mettant de côté notre continent?” A-t-il interrogé.
Il a souligné que dans quelques décennies, l’Afrique sera le seul endroit au monde où l’économie de la classe moyenne se développera, une croissance qui nourrira le reste du monde. Mais pour cela, le président Kagame a prôné le changement de mentalité.
” Nous devons changer de mentalité et notre état d’esprit, du passé au présent et pour nos intentions de l’avenir. Lors des réformes de notre organisation continentale, nous nous sommes mis d’accord sur de nombreuses choses qui doivent être faites parce que c’est juste et que ce sont les seules choses qui peuvent nous apporter ce que nous voulons”, a déclaré le président Kagame.
Le président Kagame est également revenu à maintes reprises à la collaboration et à l’unité continentale pour la réussite de l’Afrique.

Le chef de l’Etat rwandais a enfin demandé avec insistance que le geste soit toujours joint à la parole.
” Nous devons joindre le geste à la parole. Il faut sortir de cette salle avec un engagement et une conviction que nous pouvons réellement apporter ce que le continent veut, et que nous sommes les seuls à pouvoir le faire”, a-t-il insisté.
Ces discussions ont porté sur l’importance d’une architecture financière mondiale reconfigurée en tant que moteur de la transformation structurelle, et sur la contribution du Groupe de la Banque à la transformation socio-économique de l’Afrique au cours de ses 60 années d’existence.
Alors que 10 des économies à la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique et que le PIB réel du continent a augmenté annuellement de 4,3 % au cours des deux dernières décennies, contre une moyenne mondiale de 2,9 %, les données disponibles indiquent que l’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour atteindre la quasi-totalité des objectifs des ODD d’ici 2030.
Les experts notent que le coût de la réalisation des ODD d’ici 2030 en Afrique est estimé à environ 1,3 milliards de dollars par an, ce qui équivaut à 42 % du PIB de 3,1 milliards de dollars de l’Afrique en 2023.
La conférence vise donc à identifier les moyens d’accélérer la transformation économique de l’Afrique et de redéfinir l’architecture financière mondiale actuelle afin d’obtenir les ressources nécessaires.

Cette institution financière continentale travaille en partenariat avec les gouvernements africains sur de nombreux projets dans les domaines des infrastructures, des soins de santé et d’autres secteurs clés de développement socio-économique.
L’année dernière 2023, le portefeuille de la BAD au Rwanda comprenait 26 projets pour un investissement total de 1,5 milliard de dollars américains.
Participaient aux discussions de ce mercredi, les présidents William Ruto du Kenya, pays hôte, Faure Gnassingbé du Togo, Emmerson Dambudzo Mnangagwa du Zimbabwe, et Joseph Nyuma Boakai du Libéria.
Parmi d’autres participants figuraient Mohamed Younis Menfi, Président du conseil présidentiel de l’Etat de Libye, Joaquim Alberto Chissano, ancien Président du Mozambique, et Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine.
Vital Ndayambaje




































































