Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale, les pays en développement ont accusé encore plus de retard sur les pays développés ces cinq dernières années. Le Rwanda est l’un des pays ayant fait la différence avec la croissance annuelle de 7,2 % et le PIB par habitant progressant de 5 %.
La Banque mondiale a indiqué que plus de la moitié des 75 pays les plus vulnérables de la planète ont ainsi vu leur PIB par habitant progresser moins vite que celui des pays riches sur la période 2020-2024.
Pour un tiers de ces pays, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant est actuellement plus bas qu’il ne l’était avant la pandémie de Covid-19. Il est passé de 7 % en 2021 à 3,7% en 2022.
Le rapport ajoute qu’au moins 25 % de leur population qui vit en dessous du seuil de pauvreté et 90 % de ce chiffre sont confrontés à la faim et à la malnutrition. Il s’agit principalement de pays d’Asie du Sud-est et d’Afrique subsaharienne.

La Banque mondiale s’est penchée lundi sur la situation des pays susceptibles de bénéficier de don ou de prêts occasionnels à des conditions “très favorables”.
Elle préconise aussi un renforcement entre les institutions financières internationales et un soutien plus important dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L’aide aux pays en développement sera au cœur des discussions qui démarrent ce mardi, à l’occasion des réunions annuelles du FMI et de la BM, pour durer toute la semaine à Washington.
Le dernier rapport de la Banque mondiale sur les dettes des « pays en développement », publié le 13 décembre dernier, révèle une réalité alarmante. En 2022, l’ensemble des pays en développement ont dépensé un montant record de 443,5 milliards de dollars pour assurer le paiement de leur dette publique extérieure.

2Pour cette même année 2022, les 75 pays à bas revenus qui ont accès aux crédits de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale qui octroie des crédits aux pays les plus pauvres, ont payé à leurs créanciers un montant record de 88,9 milliards de dollars.
La situation du Rwanda
Le Rwanda aspire à devenir une économie à revenu intermédiaire d’ici 2035, et à rejoindre les pays à revenu élevé à l’horizon 2050. Le gouvernement entend concrétiser cette ambition à travers une suite de Stratégies Nationales pour la Transformation (SNT-1) d’une durée de sept ans. Ces stratégies reposeront sur des plans sectoriels détaillés orientés vers la réalisation des Objectifs de développement durable.
Grâce à ces stratégies, le Rwanda a enregistré de solides résultats économiques et sociaux. La croissance annuelle s’est établie en moyenne à 7,2 % au cours de la dernière décennie, tandis que le PIB par habitant progressait de 5 %.
La forte croissance économique du Rwanda s’est accompagnée d’une amélioration substantielle du niveau de vie. Elle a été l’un des deux pays d’Afrique subsaharienne à avoir atteint tous les objectifs du Millénaire pour le développement en matière de santé.
Selon la Banque Nationale du Rwanda BNR, l’économie rwandaise a continué d’enregistrer une forte croissance en 2023 face à l’affaiblissement de la demande extérieure et aux politiques monétaires restrictives nécessaires pour maîtriser l’inflation.
Vital Ndayambaje




































































