Les autorités burundaises organisent depuis samedi le 15 février des rafles des Rwandais et Congolais surtout dans les zones Buterere et Cibitoke, dans la Ville de Bujumbura. Leurs vies sont en danger.
Des arrestations massives, mais ciblées, sont opérées dans la commune Ntahangwa, de la mairie de Bujumbura. Des jeunes de sexe masculin, y compris des étudiants, sont ciblés dans les zones Cibitoke et Buterere pour être embarqués dans des camions de la police, selon plusieurs sources. Parmi elles, Armel Niyongere, activiste des droits de l’homme.
Ces jeunes sont conduits dans la commune Gihanga, de la province Bubanza pour y être ”examinés”. Aucune communication officielle, au moment de la rédaction de cet article, n’avait pas été encore enregistrée sur ces opérations.
La commune Gihanga, à plus de 20Km de Bujumbura, est surtout connue pour son cimetière servant la capitale économique du Burundi.
Le président Evariste Ndayishimiye, dans la commune Bugabira, province Kirundo, avait lancé un appel aux miliciens Imbonerakure et à la population en général, à rester vigilants pour faire face à une éventuelle attaque du Rwanda. C’était le 11 février 2025.

Le président Ndayishimiye, le jour suivant, a présenté à la population de la province de Ngozi, un gouverneur général major de police. Celui de Kirundo est général de brigade de police. Les deux provinces sont frontalières avec le Rwanda.
Celui qui avait révélé son intention à Kinshasa en décembre 2023 d’appuyer les jeunes rwandais à renverser le pouvoir de Kigali, se trouve sur la défensive.
Il a engagé plusieurs bataillons en RDC pour appuyer la coalition FARDC, FDLR, Wazalendo et autres. Ces troupes cherchaient à freiner le M23 assimilé au RDF. L’étape suivante serait d’envahir le Rwanda pour installer un pouvoir à ” idéologie primitive ” .
Ndayishimiye se rend compte qu’au fur des jours, ses hommes reçoivent des fessées. Le M23, plus motivé, bien discipliné, ne fait que la marche à l’ennemi sans rencontrer de résistance. Au contraire, les troupes de ce mouvement rebelle reçoivent un accueil enthousiaste.
Après Goma, la capitale du Sud Kivu, Bukavu, est tombée dans les mains de M23. Bujumbura a accueilli des politiciens congolais et des hommes armés de la coalition Tshisekediste devenus à leur tour des réfugiés.
Evariste Ndayishimiye se douterait d’une guerre sur son sol et risquerait de déraper. Les vieux démons pourraient se réveiller, dans un pays économiquement à genoux, et dans un contexte des préparations aux élections où l’opposition n’a cessé de formuler ses griefs.
Gérard Rugambwa




































































