Les élections présidentielles, législatives et communales sont organisées ce mercredi 20 mai 2020 sans aucun observateur international. Les réseaux sociaux comme whatsApp ne fonctionnent pas.
Les Burundais votent ce mercredi leur nouveau président sans aucun observateur international. Selon SOS Médias Burundi, ceux de la Communauté de l’Afrique de l’Est ont été informés à moins de 10 jours des scrutins qu’ils devront passer par l’isolement de14 jours. Le temps de boucler la boucle.
Le matin des élections, les passionnés de whatsApp, sont surpris de constater qu’il ne fonctionne pas. Un second tour bien joué pour un triple scrutin à huis clos.
Huit candidats sont en lice. Cependant les principaux sont Agathon Rwasa du Conseil National pour la Liberté (CNL) et Evariste Ndayishimiye, du Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Force de défense de la Démocratie (CNDD-FDD).
Le candidat présidentiel du CNL, Agathon Rwasa, déplore la perturbation des réseaux sociaux, mais reste confiant. « Ce n’est pas WhatsApp qui vote, » déclare-t-il. « Cela n’empêche pas le changement de ce soir, » ajoute-t-il.
Evariste Ndayishimiye, candidat du Conseil National pour la Défenses de la Démocratie-Force de défense de la Démocratie (CNDD-FDD), dit General Neva, affirme que les élections se déroulent dans la sécurité. « Les élections se déroulent dans la sécurité. Quiconque voudra les perturber le payera cher, » dit-il.

Depuis la veille des élections, les patrouilles des militaires armés jusqu’aux dents ont été remarquées à Bujumbura.
Les médias travaillent en synergie. Les audio-visuels sont hébergés à la Radio-Télévision Nationale du Burundi (RTNB). Ceux de la presse aux bureaux du journal gouvernemental Le Renouveau.
Plus de 5000 électeurs étaient attendus aux bureaux de vote. Le taux de participation semble élevé. Faut-il souligner que ces élections ont été totalement financées par les Burundais eux-mêmes.

Le Président sortant, Pierre Nkurunziza, a tenu sa parole. Il n’a pas présenté sa candidature après un mandat contesté en 2015. La population a organisé des manifestations à Bujumbura contre le mandat qualifié de troisième par les contestataires. Il y a eu des morts, des disparitions, des emprisonnements et plusieurs centaines de milliers de départs pour l’exil, y compris dans son propre camp.
Gérard Rugambwa




































































