Le Rwanda donne la priorité aux secteurs social et économique pour l’exercice fiscal 2020-2021. Cela ressort de la présentation du budget par le ministre des Finances et de la Planification économique, Dr Uzziel Ndagijimana devant le parlement ce jeudi 21 mai.
Selon le ministre Uzziel Ndagijimana les principales priorités seront le renforcement du système sanitaire et l’élargissement de la couverture de la protection sociale dans le secteur social.
Au niveau de l’économie, l’Etat donne la priorité à l’augmentation de la productivité de l’agriculture et de l’élevage, la création d’opportunités d’emploi et le soutien aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi qu’aux grandes entreprises touchées par le Covid-19.
Le budget proposé est de 3.245,7 milliards de francs rwandais. L’on remarque une augmentation de 228,7 milliards de francs rwandais par rapport au dernier budget révisé.
D’autres interventions porteront sur le soutien à Made in Rwanda, la promotion des technologies numériques pour améliorer la prestation des services, l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité, l’éradication de la malnutrition et des retards de croissance ainsi que le renforcement de la préparation et de la gestion des catastrophes.
Ce budget a été élaboré en tenant compte de la situation de crise sanitaire due au covid-19. Il tient compte des problèmes de la qualité de l’éducation et de la malnutrition. Ils ont fait l’objet des discussions lors de la XVIIIème Retraite nationale des Gouvernants et des résolutions y relatives ont été prises.

La neuvième résolution demande de « réorganiser le programme de développement de la petite enfance et donner la priorité à la réduction de la malnutrition et du retard de croissance. »
Concernant la qualité de l’éducation, deux résolutions ont été prises. La dixième résolution recommande de « mettre fin à la pratique de la promotion automatique des étudiants et de renforcer un système basé sur le mérite pour donner la priorité à la qualité de l’éducation. »
La douzième résolution ordonne d’« évaluer la qualité de l’enseignement dans les établissements d’enseignement supérieur existant et d’examiner les exigences en matière d’accréditation et de licence pour les nouveaux. »
Gérard Rugambwa




































































