Le 19 août 2022, lors d’un échange avec des professeurs d’université de la faculté de droit, les représentants du Comité International de la Croix-Rouge au Rwanda ont indiqué que le Droit International Humanitaire- DIH reste le cadre de référence pertinent pour réglementer les comportements dans les conflits armés malgré les nouvelles technologies actuellement utilisées dans les situations de conflits armés.
De telles initiatives font partie du mandat central du CICR, qui s’efforce de prévenir les souffrances en promouvant et en renforçant le droit humanitaire et les principes humanitaires universels. « Lorsque nous donnons aux gens une telle plate-forme pour en discuter, c’est pour que, dans l’incidence des conflits armés, tout le monde soit conscient des droits et des orientations prévus par le Droit International Humanitaire (DIH)», explique Julien Namahoro, chef du département de la communication et de la prévention au sein du CICR Rwanda.

Les bénéficiaires de ces échanges ne sont pas seulement des professeurs d’université. Il y a aussi des organes de sécurité et d’application de la loi, des médecins, des journalistes et ceux qui travaillent dans le domaine de la justice. Ce sont des personnes qui, dans leur profession, peuvent être liées à une situation de conflits armés.
Selon Julien Namahoro, cette activité a été organisée dans le cadre du respect du mandat du CICR.
Parmi les professeurs d’université bénéficiant de cet échange se trouve un certain Serugo Jean Baptiste, professeur à l’Université du Rwanda à la faculté de droit. Selon lui, il ne s’agit pas de formation, mais d’une plateforme d’échange pour les professeurs d’université afin qu’ils puissent partager des idées sur les nouvelles technologies utilisées dans les conflits armés dans plusieurs pays. « Nous parlons des défis des conflits armés contemporains que nous voyons aujourd’hui mais qui n’étaient pas prévus dans le Droit International Humanitaire », dit-il.

Les échanges ont notamment porté sur les nouvelles technologies utilisées dans les conflits armés. « le Droit International Humanitaire a été adopté il y a longtemps avant l’invention des drones et autres outils technologiques de pointe dans la guerre », explique Serugo Jean Baptiste. « Après discussion, nous donnerons également nos avis parce que nous pouvons influencer les pays à adopter certains traités liés au DIH et à les domestiquer », a-t-il souligné.
Le Comité International de la Croix-Rouge travaille au Rwanda depuis 1963 et a eu son bureau permanent à Kigali en 1990. Depuis lors, le CICR joue un rôle important dans les activités humanitaires qui sauvent la vie des Rwandais.
Pierre Célestin Muhingabire, CICR, Kigali




































































