La Concertation des Collectifs des Associations Féminines des Grands lacs (COCAFEM) se félicite des résultats enregistrés contre la violence basée sur le genre. L’évaluation de Kigali révèle un parcours intéressant pendant toute une décennie.
L’évaluation des activités de COCAFEM faite à Kigali ce 29 mars 2022 sur une période de 10 ans (2012-2022) révèle un progrès considérable dans la lutte contre la violence basée sur le genre.
Le ministère du genre et de la promotion familiale (MIGEPROF) reconnait les efforts consentis. « Dans la lutte contre la violence sexuelle, le Rwanda est bien fier du pas déjà franchi. Il reconnait particulièrement la contribution des activités menées par le collectif COCAFEM sur le territoire rwandais depuis 2012, » déclare Jean Baptiste Hitimana, chargé de lutte contre la violence sexuelle au MIGEPROF.
A travers une présentation, la Concertation des Collectifs des Associations Féminines des Grands lacs (COCAFEM) se targue des progrès réalisés notamment dans la prévention et lutte contre l’impunité, « umugoroba w’umuryango » ou rencontre vespérale familiale et l’intégration du genre dans les plans et allocation du budget national.
La présidente du COCAFEM, Marguerite Mutumwinka, se montre satisfaite pour le succès de la campagne nationale « Tolérance zéro maintenant » (HeForShe). « Les résultats ont été considérables. » dit-elle.

Dans le domaine de la justice, les mesures judiciaires et plus d’accès à la justice ont marqué un pas remarquable selon les représentants de COCAFEM. Faut-il ajouter les programmes et politiques publiques mis en place.
Jean Baptiste Hitimana promet au COCAFEM le soutien du gouvernement rwandais. L’objectif visé est de demeurer exemplaire parmi les pays signataires la déclaration de Kampala et la résolution 1325 des Nations Unies. Cette dernière porte sur la lutte contre la violence sexuelle dans les pays membres de la région des Grands Lacs.
Toutes les activités du collectif, COCAFEM sont centrées sur 3 piliers principaux. Ce sont la prévention, la lutte contre l’impunité et la prise en charge de femmes victimes de la violence sexuelle.
Selon Jean Baptiste Hitimana, cadre du MIGEPPROF, les défis existent encore dans la lutte contre la violence sexuelle. Parmi eux, il cite la protection des criminels par certains individus.
Les représentants de diverses institutions tant publiques que privées ont participé à cette évaluation.
La COCAFEM / GL est une concertation régionale. Elle a été créée à l’initiative de collectifs d’associations féminines du Burundi, de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. RRP+, YWCA/Rwanda et PRO FEMMES TWESE HAMWE sont membres de ce collectif.
Florent Ndutiye




































































