Au site mémorial de Gisozi s’est ouvert un colloque international sur le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. C’est la poursuite du travail de recherche lancé par la Commission Duclert.
Ce Colloque a été organisé conjointement par l’équipe du Professeur Vincent Duclert et celle du l’université du Rwanda, avec à la tête le Professeur Mulinda Charles Kabwete.
Le Président Paul Kagame a salué le Professeur Vincent Duclert pour la poursuite de ce travail de recherche. Il a également salué la France pour le soutien de ce colloque à travers un mot enregistré au préalable.
Le Chef de l’Etat français a félicité le Professeur Vincent Duclert et son équipe pour avoir accepté de poursuivre ce travail de recherche.

Lors de sa visite historique du Rwanda le 27 mai 2021, le Président de la République française avait promis que le travail de recherche sur le génocide perpétré contre les Tutsi devait se poursuivre.
La tenue de ce colloque est la concrétisation de ce discours du Président Emmanuel Macron ou il a reconnu la responsabilité de la France.
“Le rapport sur le role de la France dans le génocide perpétré contre les Tutsi a favorisé la prise d’une décision politique mais ce n’était pas le but,” affirme Professeur Vincent Declert.
Il montre que la poursuite de la recherche permettra de s’armer contre les négationnistes car leurs entreprises continuent.

“Nous allons soutenir la recherche à l’Université du Rwanda avec des propositions concrètes comme l’offre des bourses de doctorats en France,” ajoute Professeur Raymond Kervorkian, membre de l’équipe Declert.
Kervorkian, spécialiste du génocide arménien, affirme que l’on peut prendre plusieurs angles dans la recherche. L’angle des victimes et celui des bourreaux.
Un panel des chercheurs propose des voies de recherche
Professeur Raymond Kervorkian met en exergue l’importance du comparatisme dans le processus de recherche sur un génocide. Selon lui, la guerre constitue le déclenchement du génocide car elle met à la disposition de l’Etat des moyens pour l’étape de l’exécution.

Il cite également le régime autoritaire, le système à parti unique comme un élèment fondamental dans la préparation d’un génocide. Il y a aussi la radicalisation. Au Rwanda elle a été due à la petite contribution des partis d’opposition dans le cadre du multipartisme.
La sale besogne d’exécuter le génocide est généralement réservée aux miliciens. Dr Furaha Alida, de l’Université du Rwanda lance un appel pour mettre en pratique et produire un écrit sur les résultats de ce colloque. “Nous avons le devoir de transmission du Savoir,” souligne Dr Furaha Alida.
Pour le Professeur Philibert Gakwenzire “le génocide perpétré contre les Tutsi touche un point essentiel, le droit de vivre,” dit-il. Selon lui, ce génocide reste un sujet de réflexion et de recherche inépuisable.
Le lancement de ce Colloque au site mémorial de Gisozi est un travail de mémoire qui se poursuit, selon Freddy Mutanguha de Aegis Trust. Les travaux se poursuivront à l’Université du Rwanda, campus Huye, pendant 8 jours.
Gérard Rugambwa




































































