Les dirigeants des institutions de lutte contre la corruption dans les pays africains membres du Commonwealth participent à la 12 ème conférence à Kigali du 3 au 7 mai 2022. Ils cherchent comment lancer une collaboration dans la lutte contre la corruption.
Le premier ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, présidant l’ouverture officielle de la conférence, a montré la nécessité de travailler ensemble pour éradiquer la corruption.
« Des millions de dollars sont détournés et cela coûte cher. Pour que la lutte soit efficace, il nous faut renforcer la collaboration entre les pays, » a déclaré le premier ministre, Dr Ngirente.
Il a rappelé que la plupart des pays africains ont déjà ratifié les protocoles de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Il a montré que les lois pour bien mener cette lutte sont en place.
Le chef du gouvernement rwandais, Dr Ngirente, a également partagé les bonnes pratiques ayant aidé le pays des Mille collines à bien faire face à la corruption.

Parmi les bonnes expériences du Rwanda, il a cité l’absence de temps déterminé pour la poursuite judiciaire des présumés coupables de corruption. De plus, les contrats de performance communément « IMIHIGO » ont particulièrement aidé dans la lutte et prévention contre la corruption.
L’octroi des services en ligne dans la lutte contre la corruption
Dans une interview exclusive avec l’Ombudsperson du Rwanda, Madame Nirere Madeleine, elle a insisté sur l’importance de cette conférence devant servir pour le partage d’expérience.
« Par exemple ici chez nous au Rwanda, nous avons mis en place les systèmes informatisés. Ils nous aident à mieux prévenir la corruption, » affirme-t-elle. « On peut parler du recrutement en ligne des agents publics, à travers le ‘e-recruitment,’ » se montre-t-elle précise. Elle a ajouté également la passation en ligne des marchés publics, le ‘e-procurement’. Mme Nirere Madeleine n’a pas omis les comités anti-corruption opérant dans diverses institutions.
« Toutes ces réalisations, c’est grâce à la bonne gouvernance du Président de la République Paul Kagame, » a-t-elle conclu.
La société civile désire une harmonisation des mesures…
Parmi les participants se trouvent des représentants de la société civile intéressés par la question de la corruption. Selon Madame Béti Kamya Turwomwe, présidente de l’Association des dirigeants des organes de lutte contre la corruption, parmi les grandes attentes se trouve l’harmonisation des mesures de lutte contre la corruption dans la région Afrique de la communauté Commonwealth.

La secrétaire générale de Commonwealth, Madame Patricia Scotland, a de son côté remercié le gouvernement rwandais pour les efforts fournis dans sa lutte à travers la campagne zéro tolérance contre la corruption.
Elle a par ailleurs évoqué le problème de fonds publics que détournent les « gros poissons. » Elle a demandé l’intervention des dirigeants africains pour mieux régler ce problème à travers une collaboration entre pays. Elle a par la suite appelé les dirigeants africains à renforcer les mesures de récupération de fonds publics détournés.
« La corruption ne connaît aucune frontière, c’est pourquoi il nous faut une collaboration entre pays pour éradiquer la corruption, » a réitéré la secrétaire générale.
Une telle conférence organisée pour sa 12 ème fois regroupe tous les pays africains membres de la communauté Commonwealth. Les pays membres de cette organisation sont Botswana, Cameroun, Gambie, Ghana, Kenya, le Royaume de Eswatini, Lesotho, Malawi, l’Ouganda et le Rwanda pays hôte.
Florent Ndutiye





































































Il faut que tout le monde se prépare pour combattre la corruption non seulement dans le secteur public mais aussi au secteur privé