Le Rwanda s’apprête à réintroduire des éléphants dans le parc national de Nyungwe. C’est dans le cadre d’une tentative de protection de cette espèce en rapide déclin.
Le parc de Nyungwe est la zone de biodiversité la plus importante du Rwanda. Il a été classé au premier rang des priorités pour la conservation des forêts en Afrique.
D’une superficie de plus de 1.000 kilomètres carrés, le parc abrite une flore et une faune diversifiées, notamment des chimpanzés, des oiseaux et des plantes.
Le gouvernement rwandais voudrait aussi y réintroduire l’éléphant, cette espèce emblématique, cependant menacée d’extinction.

L’office rwandais de développement (RDB), a déclaré que des recherches étaient en cours pour déterminer le type d’éléphant qui sera réintroduit dans le parc national de Nyungwe.
“La réintroduction de l’éléphant devrait stimuler les revenus du tourisme. Nous cherchons à améliorer la beauté et la diversité spectaculaire du parc national de Nyungwe au-delà de la flore et de la faune, de la promenade sur la canopée, des oiseaux et des chimpanzés”, avait indiqué l’un des cadres de RDB.
” Les éléphants doivent revenir dans la réserve de chasse de la province de l’Ouest, plus de dix ans après leur dernière apparition dans le parc’’, a ajouté un responsable de RDB.
L’éléphant, l’une des icônes de la savane est aujourd’hui en danger de mort. L’éléphant d’Afrique est toujours au cœur des discussions de la conservation sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

L’effondrement des populations d’éléphants d’Afrique a été documenté, en 2016, par le Great Elephant Census, un inventaire réalisé par survols aériens et couvrant dix-huit pays. Entre 2007 et 2014, leurs effectifs ont reculé de 30 % pour tomber à 352.000 individus, alors que leur nombre s’élevait à environ 12 millions voilà un siècle, et 1 million encore dans les années 1970.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avance un chiffre légèrement supérieur, de 415.000 spécimens en 2015, tout en soulignant que la perte enregistrée en une décennie est ”la pire depuis vingt-cinq ans”.
Dans la nature, l’éléphant n’a aucun autre prédateur que l’homme. C’est ce qu’on appelle le braconnage. Les éléphants sont abattus illégalement pour leur viande, leur peau, mais aussi et surtout pour leur ivoire, plus chers que de l’Or. Entre 20 et 30 mille éléphants sont ainsi tués par les braconniers chaque année dans le monde entier surtout en Afrique et en Asie.
Vital Ndayambaje




































































