Certains jeunes rwandais viennent de s’engager dans l’art digital pendant cette période de la pandémie de covid-19. Ils exposent leurs œuvres dans la galerie de l’Espace à Kacyiru pendant ce mois de novembre. Aux tableaux, ils ont ajouté des vidéos, des sons et l’animation.
L’exposition baptisée « Novembre numérique » présente des tableaux qui ont la particularité de pouvoir également montrer des vidéos ou l’animation. « Les tableaux ne sont pas de simples images. Il y a également le son, des vidéos ou l’animation, » révèle MDD, un jeune artiste rwandais âgé de 19 ans.

Pour découvrir le son, une vidéo ou une animation, derrière le tableau artistique, il suffit de vous munir d’une application « Artivive » ou « Eyejack » dans votre portable « Smartphone ». Celui-ci placé en face de l’œuvre d’art vous permet d’observer un tableau numérique avec soit une vidéo, soit une animation.
Pour l’artiste, il lui faut un ordinateur portable et l’application pour réaliser son œuvre d’art.

« Un tableau avec des images vidéos, de l’animation et des chansons permet d’augmenter la valeur de l’œuvre artistique, » montre MDD.
Cependant, MDD reconnait que ce genre d’art ne connait pas encore une affluence de clients. Il espère qu’avec le temps la situation pourrait changer. Ses deux tableaux présentés dans l’exposition « Novembre numérique » représentent la guérison.

Nelson Ijakaa du Kenya, quant à lui, a exposé des tableaux constitués par des photos réelles. Avec Artivive, on découvre des vidéos à travers les images présentées. L’on peut aussi voir les différentes étapes d’élaboration d’un portrait qu’il a produit. Ce jeune kenyan se considère comme un artiste multidisciplinaire.
Un autre artiste est Isaac Irumva. Il s’intéresse au concept de l’identité d’une personne. « Les images présentées focalisent l’habillement qui est aussi un élément de l’identité, » dit Isaac Irumva dont la spécialité est la peinture murale et l’illustration.

12 artistes du Rwanda, de la RDC, du Kenya et de France participent à cette exposition numérique. Elle a été organisée par l’Institut Français du Rwanda en partenariat avec Goethe Institut qui a assuré la formation des artistes.
Gérard Rugambwa




































































