Les vaccins contre le coronavirus seront disponibles au Rwanda dans trois mois. Le Ministre de la santé, Dr Daniel Ngamije l’annonce sur le plateau de la Télévision nationale dimanche le 13 décembre.
Le Ministre de la santé, Dr Daniel Ngamije, demande à la population de continuer à respecter les gestes barrières car le vaccin c’est pour bientôt. « Le Rwanda se trouve sur la liste des pays prêts à recevoir le vaccin contre le coronavirus, » affirme Dr Daniel Ngamije.
Les conditions sont réunies pour recevoir le vaccin moderna et AstraZeneka. « Nous pouvons même recevoir le vaccin Pfizer car en dehors de sa température de conservation de -70o, il peut demeurer intact pendant 5 jours dans un frigo ordinaire, » précise Dr Ngamije.

Les personnes à risque seront les premières à être servies comme les policiers, les détenus, le personnel médical, le personnel affecté sur les frontières, les personnes atteintes de certaines maladies comme le diabète, … « Nous sommes en train de les localiser pour les orienter, le moment opportun, à l’endroit le plus proche pour se faire vacciner, » révèle Ngamije.
La covid-19 resurgit…
Les résultats des dernières 24 heures (le 12 décembre) montrent que 100 personnes ont été infectées de covid-19 et deux personnes mortes, une jeune fille de 14 ans et un adulte de sexe masculin âgé de 61 ans. Le taux de positivité est de 2,6%, celui de décès de 0,8%. Les malades rétablis s’élèvent à 66 individus. 580 se trouvent sous traitement.
Depuis une semaine, le nombre de personnes sous traitement augmente régulièrement. L’on commence à s’habituer aux décès dont le nombre s’élève à 56 depuis le début de la pandémie.

Le ministre de l’administration locale, Dr Anastase Shyaka recommande la prudence. « Partout où se rencontrent beaucoup de gens, il faut être prudent cas ces lieux peuvent être des foyers de contamination, » dit-il. « La plupart savent comment se protéger contre le coronavirus, y compris en régions rurales, » déclare-t-il. « Le problème se trouve au niveau des gens qui se croient « vaccinés » contre le virus, » analyse-t-il. « On les voit dans les fêtes familiales non autorisées, les restaurants transformés en cabarets, … » observe-t-il. Il souligne que du 1 er au 9 déc., 347 cabarets ont été fermés dans le pays.
« Lorsqu’une personne arrive dans un restaurant, commande un plat et un verre, cela suffit. L’on ne devrait pas continuer à le servir jusqu’à l’ivresse. L’on devrait lui demander de rentrer, » conseille CP Jean Bosco Kabera, porte-parole de la Police Nationale.
« Si le nombre de personnes infectées continue à augmenter, l’on sera obligé de fermer les activités commerciales et l’on ne trouvera pas un autre fonds de relance du secteur privé, » menace la ministre du commerce et de l’industrie, Soraya Hakuziyaremye.
Gérard Rugambwa



































































