Le bulletin quotidien de ministère de la santé du 5 juillet annonce le décès de neuf personnes dont deux femmes âgées respectivement de 82 ans et 76 ans ainsi que de deux hommes de 79 ans et 72 ans. Toutes sont dans la catégorie des individus qui ont été vaccinés contre la covid-19.
Selon le bulletin du ministère de la santé datant du 5 juillet, neuf patients sont morts de covid-19. « Condoléances aux familles de quatre femmes de 82 (à Kigali), 76 (à Rubavu), 62 (à Karongi) et 57 ans (à Ruhango) et cinq hommes de 79, 72, 52, 51 (à Kigali) et 64 ans (à Rubavu) qui sont décédés, » a-t-il officiellement informé la population.
Parmi les personnes décédées se trouvent certaines qui remplissent le critère d’âge fixé jusqu’à ce jour pour la vaccination anti-covid-19. Jusqu’à 65 ans, ils devraient avoir déjà bénéficié de deux doses. Jusqu’à 60 ans, au moins la première dose est requise. Ainsi quatre parmi les victimes auraient bénéficié de deux doses. Trois sont de Kigali.
L’hôpital de district de Nyarugenge affirme que les individus âgés ont été en général vaccinés contre la covid-19.
« Je ne peux pas confirmer s’ils avaient été vaccinés. Je dois d’abord savoir s’ils ont été hospitalisés chez nous, » déclare au premier abord Julienne Mukamazimpaka en charge de la vaccination à l’hôpital de district de Nyarugenge, à Nyamirambo.
« A part certains cas qui auraient refusé le vaccin anti-covid-19, les personnes de tel âge ont été généralement vaccinées, » ajoute Mukamazimpaka.
Les détracteurs des vaccins anti-covid-19 pensent qu’il ne vaut pas la peine d’être vacciné contre la covid-19 si les gens peuvent tomber malade après leur vaccination.
Pour le ministre de la santé, Dr Daniel Ngamije, le vaccin a son importance. « Les vaccins anti-covid-19 n’assurent pas l’immunisation à 100 %. Cela signifie qu’il est possible d’être infecté après la vaccination anti-covid-19. Les gens doivent continuer à se protéger en respectant les gestes barrières jusqu’à nouvel ordre, » exhorte-t-il à la patience, en attendant une immunisation collective.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Kigali explique que le processus de production d’un vaccin est toujours suivi de près par cette organisation. Ainsi lorsque l’OMS autorise l’usage d’un vaccin, les gens ne devraient pas en avoir peur. « Les vaccins utilisés pour l’immunisation sont considérés comme des vaccins sûrs et efficaces, » rassure Dr Rosette Nahimana en charge du programme élargi de vaccination à l’OMS-Kigali. « Cependant ils ne sont pas sans risque et des effets indésirables peuvent parfois survenir à la suite d’une vaccination, pour des raisons diverses. » souligne-t-elle. « Il faut toujours lancer une investigation suite à un effet indésirable pour recueillir des informations sur le cas. Ce qui permettra de déterminer la cause et de mettre en œuvre des actions de suivi. » conseille-t-elle.
Gérard Rugambwa



































































