Le Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) organisé à Bujumbura ce samedi 04 février a ordonné le renforcement du processus politique sur la question de sécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le Chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’EAC, Evariste Ndayishimiye, a organisé un Sommet des Chefs d’Etat de la région sur la sécurité à l’Est de la RDC. Excepté le Sud Soudan, tous les autres pays étaient représentés au plus haut niveau.
Les six présidents des pays de la région et le ministre des affaires de l’EAC du Sud Soudan ont réexprimé leur volonté d’en venir à bout de l’insécurité prévalant à l’Est de la RDC par la voie du dialogue.
“Les chefs d’Etat ont demandé que le processus politique soit renforcé et élargi,” lit-on au 4 eme point du communiqué final. De plus, ils ont exigé l’implication de toutes les parties prenantes.

Ils ont également ordonné un cessez-le-feu immédiat de toutes les parties et le retrait, y compris de tous les groupes armés étrangers.
Les Chefs d’Etat majors devront se réunir dans un délai d’une semaine pour fixer un calendrier de retrait et de déploiement.
Ils ont, par ailleurs, donné l’ordre à la RDC de faciliter l’envoi des troupes de l’Ouganda et celles du Sud Soudan au Nord Kivu.
Le Sommet des Chefs d’Etat a réitéré son appel à toutes les parties à apaiser les tensions.
Les initiatives de paix de Nairobi et la feuille de route de Luanda se trouvaient dans l’impasse. Seul le Mouvement du 23 mars (M23) avait fait quelques pas dans l’exécution de la feuille de route de Luanda. Il s’était retiré de certains territoires conquis.
Gérard Rugambwa




































































