Le Rwanda cherche à atteindre un taux de 65% d’apprenants au pré-primaire dans les 5 ans à venir. Le passage dans de telles écoles favorise un meilleur apprentissage dans la suite du cursus de l’enseignement.
Lors d’une rencontre organisée à Kigali sur la situation de l’éducation, le ministre de l’éducation, Joseph Nsengimana a annoncé le passage du taux des apprenants au pré-primaire de 45% à 65% dans cinq ans.
” Pour l’enfant, le pré-primaire est important pour la suite de son apprentissage,” a déclaré le ministre Nsengimana.

Firmin Dusengumuremyi, chargé de l’éducation pré-primaire à l’Unicef Kigali, affirme que ce niveau d’éducation permet à l’enfant d’acquérir une base solide pour la suite du cursus de l’enseignement car il dispose d’une grande capacité à retenir. Il faut donc lui donner la chance à assimiler le maximum possible. C’est aussi une opportunité pour le développement de la socialisation chez les jeunes enfants, a renchéri Dusengumuremyi.
Selon Gilbert Munyemana, directeur général adjoint de l’Agence nationale de développement de l’enfant (NCDA), le meilleur investissement qu’un pays peut faire, est de lancer l’éducation des enfants dès le bas âge.
Pour augmenter l’effectif des apprenants du pré-primaire, le ministère de l’éducation compte se servir de deux stratégies essentielles.

Dr. Flora Mutezigaju, directrice générale adjointe à l’Office rwandais de l’enseignement de base (REB), a annoncé la mise en place de deux écoles pré-primaires au moins dans chaque cellule avec l’appui du ministère de l’éducation.
De plus, les parents seront sensibilisés pour les amener à comprendre l’importance de cette formation.
Les enfants de 3 à 4 ans pourront fréquenter l’école le plus près possible chez eux. Les églises ou les écoles primaires disponibles serviront pour abriter le niveau pré-primaire. Ceux de 5 ans pourront peut-être s’éloigner de chez eux.

Le témoignage de Jacqueline Umurerwa, directrice de l’école primaire de Kanombe montre que le pré-primaire attire de plus en plus les parents. Ils ont lancé une école maternelle en 2018, trois ans après, l’effectif s’est multiplié par deux.
“L’effectif est en hausse à cause de l’alimentation scolaire et la sensibilisation des parents,” a-t-elle dit.
Un besoin de plus de salles de classe se fait sentir. Les parents viennent nombreux pour solliciter des places pour leurs enfants. L’effectif atteint 46 enfants par classe. Umurerwa souhaite que le maximum soit de 25 enfants par classe. Elle affirme que l’encadrement de jeunes enfants est plus difficile au pré-primaire qu’au primaire.
Gérard Rugambwa




































































