Plus de 150 experts en financement de la biodiversité et hauts fonctionnaires de plus de 55 pays d’Afrique et des Etats arabes se réunissent à Kigali. C’est pour un dialogue régional sur le financement de la biodiversité.
Pendant 3 jours, les participants vont examiner comment transformer les plans de conservation en investissements produisant des résultats pour les populations et la planète.
Organisé par le gouvernement rwandais et l’initiative de financement de la biodiversité du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD-BIOFIN), ce dialogue régional sur le financement de la biodiversité marque le début d’une nouvelle ère pour la biodiversité.

En procédant au lancement de ce dialogue régional, la ministre de l’environnement, Dr. Valentine Uwamariya, a déclaré que le dialogue BIOFIN intervient à un moment crucial, alors que les pays s’efforcent d’actualiser et de mettre en œuvre le cadre mondial pour la biodiversité.
” Au Rwanda, l’initiative de financement de la biodiversité a permis d’identifier des solutions et de débloquer des ressources,’’ a-t-elle déclaré.
De son côté, Juliet Kabera, directrice générale de l’Autorité rwandaise de gestion de l’environnement (REMA), a fait savoir que ce dialogue régional va sans doute se concrétiser en actions tangibles à travers le financement.

” En tant que gardiens de l’un des écosystèmes les plus riches du monde, nous croyons au pouvoir des solutions innovantes pour transformer nos engagements en faveur de la biodiversité en actions tangibles’’, a-t-elle ajouté.
Ce dialogue, a-t-elle poursuivi, est une étape essentielle dans la création d’un avenir où la biodiversité n’est pas seulement préservée mais devient une pierre angulaire du développement durable.
De son côté, Fatmata Lovetta Sesay, représentante résidente du PNUD au Rwanda, a déclaré que la biodiversité est une infrastructure essentielle.

” La nature est à la base de la sécurité alimentaire, de l’eau, de la santé et de la résilience climatique. Sans elle, notre avenir économique repose sur un sol instable. Nos budgets doivent commencer à refléter la valeur réelle de la biodiversité’’, a-t-elle insisté. Elle a cité le Rwanda en exemple de ce qui est possible lorsque le leadership rencontre l’innovation.
” En numérisant l’application de la loi et en réinvestissant dans les écosystèmes, le Rwanda ne se contente pas de protéger la nature, il favorise un développement inclusif et durable”, a-t-elle déclaré.
Avec le soutien du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), plus de 40 pays des deux régions se joignent au dialogue pour la première fois. Ils jettent ainsi les bases de plans de financement à long terme alignant les priorités nationales de développement sur l’agenda mondial de la biodiversité.

” Ce dialogue régional marque un tournant pour l’Afrique et les Etats arabes. Ils représentent les régions qui connaissent la croissance la plus rapide au sein de la famille BIOFIN, avec 44 pays qui viennent de rejoindre l’initiative. Cela représente près de la moitié de tous les ajouts récents au niveau mondial”, a déclaré Onno van den Heuvel, responsable du financement de la nature au PNUD.
Pour sa part, Martin Cadena, Global Manager chez BIOFIN a invité les participants à nouer de nouvelles relations et à identifier des solutions de financement de la biodiversité qui peuvent être adaptées à leur contexte national.

” Je vous invite à définir les prochaines étapes pour développer votre travail et à obtenir des réponses à vos questions techniques les plus urgentes’’, a-t-il déclaré.
Grâce au partenariat mondial entre le PNUD-BIOFIN et le FEM, plus de 90 nouveaux pays font progresser leurs plans nationaux de financement de la biodiversité.
Le dialogue de trois jours de Kigali vise à aider les pays à passer de la planification à la mise en œuvre, la nouvelle cohorte bénéficiant des solutions qui ont déjà réussi dans leurs régions respectives.
Vital Ndayambaje




































































