Le Président du Sénat rwandais, Dr. François Xavier Kalinda, a recommandé l’exploitation de la technologie dans la lutte contre le financement du terrorisme, le blanchiment de l’argent et le financement de la prolifération. Il lançait les travaux du 26eme Conseil des ministres du Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent en Afrique orientale et australe (ESAAMLG).
Les cérémonies d’ouverture des travaux du Conseil des ministres de l’ESAAMLG ont été présidées par Dr, François Xavier Kalinda, Président du Sénat rwandais. Il a souligné que dans la lutte contre le financement du terrorisme, le blanchiment de l’argent et le financement de la prolifération, l’efficacité doit être visée.
” Un cadre solide en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la criminalité organisée doit être évalué à l’aune de sa capacité à produire les résultats escomptés,” a-t-il déclaré.

Il ne s‘agit donc pas d’élaborer des lois et de se sentir ainsi dans une situation confortable. Il a mentionné la nécessité d’adopter des mesures innovantes en se servant de la technologie.
” Nous devons tirer parti des technologies de pointe, de l’analyse des données, de l’intelligence artificielle et de l’innovation responsable pour renforcer notre capacité à identifier les risques, suivre les flux financiers et démanteler les réseaux illicites,” a-t-il insisté.
Il a précisé que le défi se posant à la région ne consistait donc pas simplement à mettre en place des systèmes plus solides. Il s’agit également de mettre en place des systèmes plus intelligents. Il sont notamment ceux capables de détecter la criminalité financière sophistiquée tout en facilitant le commerce légitime, des systèmes capables de réagir rapidement aux risques émergents tout en maintenant des garanties appropriées. Ce sont aussi des systèmes renforçant la sécurité nationale tout en préservant la confiance du public.

Renforcer les systèmes de paiement
Ce 26 eme Conseil des ministres a été précédé par la rencontre du groupe de travail pour la 52 eme pléinière. Jeanne Pauline Gashumba, présidente du groupe de travail, l’ESAAMLG, présentant le rapport au conseil des ministres, a indiqué qu’une attention particulière a été réservée à l’impact direct des révisions sur les systèmes de paiement.
” Elles préservent l’intégrité des canaux de paiement transfrontaliers, renforcent la confiance dans les systèmes financiers et réduisent les vulnérabilités face au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme,” a-t-elle déclaré.
Jeanne Pauline Gashumba, également directrice générale du Centre de Renseignement Financier (FIC) a attiré l’attention des ministres en provenance de 22 pays de l’Afrique orientale et australe sur leurs responsabilités dans la lutte contre le blanchiment d’argent.

” Les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont de plus en plus sophistiquées et interdépendantes. Les mécanismes de blanchiment d’argent évoluent, le financement du terrorisme continue de poser de graves défis en matière de sécurité. Et les risques liés au financement de la prolifération exigent une vigilance accrue et une action coordonnée,” a-t-elle fait remarqué.
” Pour faire face à ces menaces, l’expertise technique ne suffit pas. Il faut un engagement politique soutenu, une coopération régionale efficace, des capacités institutionnelles adéquates et un leadership résolu,” a-t-elle lancé son alert aux décideurs politiques participant au 52 eme conseil des ministres des pays membres de l’ESAAMLG.
Les réunions annuelles de l’ESAAMLG se sont tenues à Kigali du 31 aout au 05 septembre 2026. Les prochaines sont prévues en avril 2027 au Zimbabwe.
Gérard Rugambwa



































































