La sous-secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires africaines du département d’Etat américain, Sarah Troutman, a déclaré qu’il est absolument essentiel de neutraliser les FDLR qui, selon les Etats Unis, représentent une ’’menace légitime ’’ pour le Rwanda.
Sarah Troutman s’exprimait ce 22 janvier, lors d’une audition du Congrès sur les accords de Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC).
“La milice des FDLR représente une menace légitime pour le Rwanda et ne peut être autorisée à opérer dans l’Est de la RDC”, a-t-elle déclaré.
“Nous insistons donc soudainement auprès du gouvernement de la RDC sur le fait qu’il est absolument essentiel de neutraliser les FDLR, comme ils s’y sont engagés dans le cadre de cet accord, et que nous avons besoin d’en voir davantage”, a ajouté Sarah Troutman.

Ces déclarations de la secrétaire d’Etat adjointe montrent que les Etats-Unis affichent une détermination nouvelle dans le suivi des Accords de Washington.
Par la même occasion, Sarah Troutman a réaffirmé que l’administration américaine ne tolérerait plus aucun écart dans l’exécution des engagements pris pour stabiliser l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Sarah Troutman a indiqué que les Etats-Unis surveillent de près les rapports faisant état de représailles contre les populations civiles, particulièrement la communauté Banyamulenge. Ces actes sont attribués à divers groupes armés locaux, dont certains se réclament du mouvement Wazalendo, allié des FDLR.
Parallèlement, Washington maintient la pression sur Kinshasa concernant les allégations de collaboration entre certaines unités des FARDC et les FDLR. Bien qu’aucune preuve publique récente n’ait été rendue accessible, ce point demeure un pivot des discussions internationales.

En conclusion de l’audition, les responsables américains ont insisté sur le changement de posture de la communauté internationale, jugée jusque-là ’’faible et indifférente ’’ face aux violences politiques dans la région des Grands Lacs.
’’ Grâce au président Trump, cette réaction est désormais ferme et soutenue. Veiller à ce que la RDC et le Rwanda respectent les Accords de Washington est essentiel à une paix durable ’’, a martelé la secrétaire d’Etat adjointe Sarah Troutman.
Cette prise de position marque un durcissement clair du discours américain sur la crise dans l’Est de la RDC, en liant désormais toute perspective de paix au respect strict des engagements sécuritaires, politiques et diplomatiques pris dans le cadre des Accords de Washington.
Les Accords de Paix de Washington, signés en juin 2025, exigent de la RDC la neutralisation des FDLR, un groupe armé des anciens génocidaires rwandais, en échange de la levée des mesures défensives rwandaises.
Vital Ndayambaje




































































