A l’occasion de la cérémonie d’inauguration officielle du Fonds pour le développement des exportations en Afrique, (FEDA), le Premier ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, a fait un constat: les exportations intra-africaines restent faibles.
Le Premier ministre, Dr Edouard Ngirente, procédant à l’inauguration officielle de FEDA, a constaté que les exportations intra-africaines ne représentent que 17% du total des exportations. Cette part se révèle faible par rapport à d’autres continents.
” Cette réalité indique que nos biens et services se dirigent plus facilement vers d’autres continents, laissant des opportunités inexploitées sur notre propre territoire,” a-t-il analysé.

Les échanges intra-africains sont handicapés notamment par la faible complémentarité commerciale due à une insuffisance dans la diversification économique. Il y a également les capacités de production limitées, ainsi que le manque d’infrastructures adéquates.
A cet égard, le Premier, Dr Ngirente, a salué les efforts déployés par FEDA pour changer la donne. Ce fonds fournit une assistance financière et technique vitale pour les activités visant à promouvoir et à faciliter le commerce intra-africain.
” Cela permettra non seulement aux entreprises de prospérer et de créer des emplois, mais aussi de favoriser un progrès économique durable pour nos populations,” a-t-il déclaré.

Dr Ngirente a noté aussi avec satisfaction l’engagement de FEDA à soutenir les entrepreneurs et les entreprises africaines dans le développement du vaste potentiel des marchés d’exportation sur le continent.
Lors du dernier Conseil d’administration du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA) tenu en septembre 2023 à Kigali, il avait été décidé de lancer les opérations en 2024.

Le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA) est la filiale d’investissement d’impact de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Celle-ci a été créée pour fournir des capitaux propres, des quasi-capitaux propres et des capitaux d’emprunt afin de financer le déficit de financement de plusieurs milliards de dollars (en particulier en capitaux propres) nécessaire pour transformer le secteur du commerce en Afrique.
Gérard Rugambwa




































































