Le 16 eme Congrès du Front Patriotique Rwandais (FPR-Inkotanyi) tenu du 1er au 02 mars 2023 a reconduit Paul Kagame à la tête de ce mouvement de libération presque à l’unanimité.
Deux candidats étaient en lisse. Il y avait Paul Kagame, président sortant et Abdul Karim Harerimana, commissaire. Ce dernier a posé sa propre candidature mais le “chairman” a été présenté par Mureshyankwano Marie Rose, actuellement Sénatrice.
Elle a montré que le président Kagame n’a pas d’ethnie, ni de religion. S’il a de la haine, c’est uniquement pour le mal. ” C’est quelqu’un qui se surpasse, qui a redonné la dignité au Rwanda et aux Rwandais, aux jeunes et aux femmes,” a-t-elle renchéri.

Abdul Karim Harerimana n’était pas un candidat à la hauteur de Kagame. Son intervention pour exprimer son intention de diriger le FPR n’a pas été prise au sérieux par la plupart de congressistes.
Le résultat a été très éloquent. Paul Kagame est sorti vainqueur avec 99,8%. Tandis que son concurrent Abdul Karim Harerimana n’a obtenu que 0,2%.
Les collaborateurs directs remplacés
Le Secrétariat général du FPR a trouvé un nouveau locataire. Wellars Gasamagera va prendre la relève suite au départ de François Ngarambe. Tandis que le vice président, Christophe Bazivamo, devenu ambassadeur du Rwanda au Nigéria, a été remplacé par Uwimana Consolée.

Le bureau du FPR n’avait pas de femme, contrairement au principe de l’égalité de genre. Le tir a été rectifié après l’intervention de Tite Rutaremara. Il avait insisté auprès des électeurs pour élire cette femme. Il l’a présentée comme une dame patriote et assidue au travail.
Le président du FPR, Paul Kagame, est également Chef de l’Etat rwandais. Il est au pouvoir depuis 2000. La question de son départ lui a été posée à maintes reprises par des étrangers.
A la clôture de 16 eme congrès du FPR et célébration du 35 eme anniversaire de ce mouvement de libération, il a exprimé sa préoccupation pour” l’après Kagame.”

Il ne voit pas jusqu’à présent un candidat capable d’assurer la continuité dans le processus d’unité, de démocratie et de progrès.
Gérard Rugambwa




































































