Le sommet du G20 s’est ouvert ce lundi à Rio de Janeiro au Brésil. Les dirigeants des principales économies mondiales discuteront des grands conflits, de la taxation des milliardaires, de la pauvreté et surtout de la famine sévissant dans le monde.
Environ 2,33 milliards de personnes dans le monde sont en situation d’insécurité alimentaire modérée ou sévère. C’est un nombre qui n’a guère évolué depuis la forte hausse de 2020, au milieu de la pandémie de Covid-19.
C’est dans le souci de cette problématique que la première séance plénière du sommet, ce lundi matin, a porté sur le lancement officiel de l’ ”Alliance globale contre la faim et la pauvreté”. C’est l’initiative-phare du président brésilien Lula Da Silva. Cette alliance va rassembler des pays du monde entier et des institutions internationales afin de dégager des moyens financiers pour lutter contre la faim dans le monde.
Sur la taxation des milliardaires, les pays du G20 s’étaient engagés à coopérer pour faire en sorte que les personnes très fortunées soient effectivement imposées, à l’issue d’une réunion des grands argentiers du groupe à Rio fin juillet.
La dernière séance plénière, mardi, portera sur ”le développement durable et la transition énergétique”, alors que ce sommet a lieu en même temps que la COP 29 à Bakou, en Azerbaïdjan. Les Etats du G20 sont reconnus responsables de 80% des émissions globales de CO2.

L’année dernière, lors du sommet du G20 en Inde, le groupe s’était prononcé pour un triplement des énergies renouvelables d’ici 2030, mais sans appeler à la sortie des énergies fossiles.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé dimanche soir les dirigeants du G20 à assumer leur leadership et à faire des compromis pour permettre un résultat positif à la COP 29. La conférence sur le climat à Bakou, où les négociations se poursuivent sur le sujet piétinent depuis une semaine.
Les membres du G20 (19 pays, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine) représentent 85 % du PIB mondial et 80 % des émissions de gaz à effet de serre.
Le sommet du G20 se tient dans un contexte compliqué. Ce bloc des riches est déchiré par les conflits au Proche-Orient et en Ukraine. La réélection de Donald Trump aux Etats-Unis annonce aussi un nouveau virage isolationniste et le risque de guerres commerciales. Et le Brésil, qui accueille l’événement, sort juste d’une attaque manquée à Brasilia devant la Cour suprême.
Le grand absent de ce sommet sera le président russe Vladimir Poutine, qui avait déjà manqué les dernières éditions. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait le déplacement.
Joe Biden, actuel président américain, est présent au sommet. Le président chinois Xi Jinping aussi. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, et les deux pays ont cherché ensemble à se poser en médiateurs sur le dossier ukrainien. Ce conflit, ainsi que l’offensive israélienne à Gaza et au Liban, seront également discutés à Rio de Janeiro.
Vital Ndayambaje




































































