Le langage adopté sur You Tube est porteur d’idéologie du génocide, de minimisation de génocide, de négation du génocide et de divisionnisme, constate la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG). La ligne rouge a été dépassée…
A deux mois de la commémoration du génocide des Tutsi de 1994, CNLG constate que la ligne rouge a été dépassée à travers le langage adopté par les interviewés sur You Tube et autres réseaux sociaux.
« Chaque personne a, dans la constitution, le plein droit de s’exprimer. Cependant, certains propos utilisés par quelques individus dépassent la ligne rouge, » déclare Dr Jean Damascène Bizimana, secrétaire exécutif de CNLG.
« La CNLG a pris le temps d’écouter profondément et n’analyser certaines émissions et messages diffusés sur You Tube, en particulier, durant la période allant de novembre à février 2021. Il y a là-dedans des propos outranciers porteurs d’idéologie de génocide, négationnisme clair, minimisation du génocide commis contre les Tutsi, entrave à la mémoire de ce génocide que reflète les sites mémoriaux et appel public au soulèvement populaire, » affirme Dr Jean Damascène Bizimana.
« Quand un individu conteste les mesures publiques de lutter contre la covid-19 ainsi que le génocide en les qualifiant tous les deux de prétextes, lorsqu’il dit que les corps des victimes du génocide qui reposent dans les mémoriaux sont des produits qui sont vendus et apportent des devises alors que, dit-il, les survivants du génocide sont dans la misère, c’est un langage insultant et répréhensible, » avertit Dr Bizimana.
« L’Etat ne prend jamais la lutte contre la covid-19 ou la mémoire du génocide comme des prétextes. Rappelons que ce langage injurieux qualifiant le génocide commis contre les Tutsi comme un fonds de commerce est l’œuvre des négationnistes pionniers comme Filip Reyntjens, Faustin Twagiramungu, André Guichahoua et bien d’autres. Nous le condamnons, » insiste-t-il.
CNLG met en garde quiconque publiant des écrits sur les réseaux sociaux ou diffusant des interviews sur You Tube, sur les conséquences du non-respect de la loi. Cette institution publique chargée notamment de la prévention du génocide met un accent particulier sur la loi no 29/2018 du 22/08/2018 relative au crime d’idéologie de génocide et infractions connexes.
Gérard Rugambwa




































































