Le Chef d’Etat, Paul Kagame, a défini les priorités de l’Afrique pendant les travaux de ” Global Gateway Forum” (GGF) tenu à Bruxelles. Cette rencontre de haut niveau doit servir de plateforme pour des discussions sur les partenariats possibles entre l’Union Européenne et le reste du monde dont l’Afrique.
Le Forum Global Gataway devenu annuel depuis 2023, a vu la participation des Chefs d’Etat africains de l’Angola, du Cap-Vert, de la RDC, de l’Ethiopie, de la Mauritanie, de l’Afrique du Sud et du Rwanda.
A travers la voix de Paul Kagame, l’Afrique a présenté ses priorités dans ses partenariats avec l’Union Européenne.
” Pour l’Afrique, les priorités sont claires. Nous avons besoin d’infrastructures, de technologies et d’industries pour commercer de manière compétitive,” a déclaré Paul Kagame, chef de l’Etat rwandais.
Il a affirmé également que ces partenariats seront gagnant-gagnant en citant les profits que l’Union européenne peut tirer de cette coopération.

” L’Afrique offre un marché en pleine croissance, des talents et des ressources naturelles essentiels à la transformation verte et numérique,” a-t-il dit.
Ce forum GGF est un cadre de discussions sur les partenariats. Néanmoins certains s’en servent pour donner des instructions et fixer des conditions. Tandis que d’autres se contentent de se conformer. L’expérience a montré que cette manière de travailler est inefficace.
” L’expérience de l’Afrique montre que cette approche ne permet pas d’obtenir la transformation dont nous avons besoin,” a révélé Paul Kagame.

De l’investissement aux partenariats
Selon la présidente de la Commission de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, avec Global Gateway, la stratégie d’investissement de l’Europe, ils se sont rendus compte que le monde avait aussi besoin de partenariats. ” De véritables partenariats fondés sur le respect, des intérêts communs et un engagement à long terme”, a indiqué la présidente Ursula von der Leyen.
Partant d’un fonds de 300 milliards d’Euro d‘ici 2027, la Commission de l’Union européenne est convaincue que pendant la même période ce financement prévu pourrait dépasser 400 milliards d’euros.

Pendant ce GGF de deux jours (9-10 octobre), les dirigeants d’Afrique et d’ailleurs dans le monde se réuniront avec les principales parties prenantes du secteur privé, de la société civile, des leaders d’opinion, des institutions financières et des organisations internationales. Ensemble, ils s’efforceront d’approfondir la coopération et de mobiliser les investissements mondiaux dans les infrastructures matérielles et immatérielles. Ils jetteront ainsi les bases d’une croissance durable et d’une résilience accrue.
Gérard Rugambwa




































































