Les autorités du district de Gicumbi déclarent que le petit bétail a joué un rôle indéniable pour impacter le bien-être de la population. Elles encouragent la population à embrasser cette forme d’élevage facilement praticable et bien rentable.
Selon la vice maire chargée des affaires économiques dans le district de Gicumbi, Parfaite Uwera, le petit bétail a été un vrai catalyseur du bien-être de la population. Elle ajoute que cette forme d’élevage a sensiblement révolutionné la manière dont la lutte contre la pauvreté est menée dans le district de Gicumbi.
’’ Le petit bétail a joué un rôle crucial dans la lutte contre la malnutrition et, de facto, contre la pauvreté au sein des ménages. Grâce à l’octroi du petit bétail à la population vulnérable et à d’autres programmes combinés, nous avons pu réduire la pauvreté de 13,3% au cours de l’année 2024’’, se réjouit-elle.

La vice maire Parfaite Uwera salue les efforts du projet ’’Partenariat pour des marchés résilients et inclusifs du petit bétail (PRISM)’’ pour son encadrement de la population du district de Gicumbi.
’’ Ce projet a joué un rôle de premier plan dans la réalisation de ce programme de transformation socio-économique de la population. Non seulement il a octroyé le petit bétail à la population, mais aussi il assure l’encadrement et le suivi régulier pour l’atteinte des objectifs du projet’’, déclare la vice maire Parfaite Uwera.

L’un des bénéficiaires du Projet PRISM, Elias Nizeyimana, habitant dans le secteur de Miyove du district de Gicumbi, déclare que sa vie a complètement changé grâce au petit bétail.
’’ Je dois beaucoup au petit bétail. A partir d’un porc que j’ai obtenu du projet PRISM, j’ai aujourd’hui 4 porcs et 2 vaches laitières. Le projet nous a bien encadrés et assure le suivi régulier de nos activités. Avec ce rythme j’espère aller toujours de l’avant’’, affirme-t-il.
Le coordinateur du projet PRISM, Joseph Nshokeyinka, révèle que le projet a atteint ses objectifs à 98% depuis son lancement, il y a de cela 5 ans.

’’ Ce ne sont pas de simples mots. Le projet a déclenché une transformation socio-économique au sein de la population et les acquis parlent d’eux-mêmes’’, déclare-t-il.
Selon Joseph Nshokeyinka, le projet a significativement augmenté les revenus, amélioré la nutrition et la résilience des ménages ruraux. C’est en soutenant les chaînes de valeur de l’élevage du petit bétail, en favorisant l’accès au marché et en créant des emplois.
Il ajoute que l’objectif de développement du programme est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est également, dit-il, d’augmenter les revenus des ménages ruraux pauvres grâce à une meilleure performance des chaînes de valeur.

Le projet PRISM travaille sur 4 chaînes de valeur du petit bétail. Il s’agit spécifiquement des porcs, des poulets et des petits ruminants à savoir les moutons et les chèvres.
Il est financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), et mis en œuvre par l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB).
Son budget initial était de 45 millions de dollars sur une période de 5 ans. Il devait fermer les portes au mois de septembre de cette année 2026, mais ce délai a été prolongé de 3 ans. Il opère dans 15 districts du pays dont celui de Gicumbi.
Vital Ndayambaje




































































