La coordinatrice pédagogique et opérationnelle de l’organisation ”PLAY International” au Rwanda, Pascaline Curtet, a déclaré que la levée du défi de l’inégalité des sexes dans le sport est possible au Rwanda. Son organisation s’est engagée à réaliser ce rêve à travers le projet ”Toutes en Sport”.
Pascaline Curtet a lancé ce message ce vendredi 24 janvier 2025 à Kigali lors de la célébration de la Journée internationale du sport féminin (IWSD). Cette dernière a coincidé avec le lancement du projet “Toutes en Sport”.
La coordinatrice pédagogique et opérationnelle de PLAY International au Rwanda a d’abord remercié le gouvernement rwandais pour les efforts consentis dans la promotion du sport féminin. Cependant, elle a indiqué qu’il y a encore des lacunes.
“Des lacunes persistent. Le premier défi que les filles nous ont exposé, c’est la question des équipements. La 2ème chose, c’est que les filles nous ont dit qu’elles avaient peur de faire du sport avec les garçons. Il faut aussi ajouter le manque de soutien de leur environnement familial.

” Dans ce cas, nous allons fournir des équipements à 22 clubs au Rwanda dans les districts de Rwamagana, Gasabo et Kirehe. Ceci pour leur permettre d’être plus sécurisées, et plus à l’aise pour faire du sport,” a fait savoir Curtet.
” On va également essayer de travailler avec les garçons et avec les filles sur des jeux qui font comprendre et qui font changer les représentations sur la question des stéréotypes entre filles et garçons. Ceci pour faciliter les liens entre garçons et filles sur les terrains,” a -t-elle ajouté.
La fondatrice, présidente et représentante légale de l’Association des femmes sportives de Kigali, (AKWOS), également membre du comité international olympique, Félicité Rwemalika, a d’abord remercié le gouvernement rwandais pour les efforts consentis dans la lutte et la prévention contre la violence sexuelle faites aux athlètes de sexe féminin. Rwemalika a également indiqué que les filles et femmes doivent jouir du droit de participer dans les activités sportives tant pour les amateurs que pour les professionnelles et en toute sécurité.

Selon elle, les Rwandaises ont la chance d’avoir un président qui se préoccupe de l’épanouissement de la femme dans toutes les dimensions. Les athlètes rwandaises devraient en profiter. Elles doivent savoir que le sport peut être une source d’épanouissement et des revenus pour les athlètes de sexe féminin. Selon Rwemalika, différentes institutions devraient sentir le besoin de promouvoir le sport féminin.
Le Rwanda est à sa première célébration de la journée internationale du sport féminin. Cet évènement a eu lieu pour la première fois en 2014. Il est le fruit d`une observation internationale visant à faire face au manque de couverture médiatique du sport féminin et à la sous-représentation des femmes dans le leadership sportif.
“Toutes en Sport” est le projet de l’organisation PLAY International, financé par l’Agence Française de Développement. L’objectif étant de promouvoir l’égalité des sexes à travers le sport au Rwanda. Au depart, 3 districts sont concernés par ce projet de 3 ans. Il s’agit des districts de Gasabo, Rwamagana et Kirehe. L’idée de ce projet est née du constat que les femmes et les filles au Rwanda sont souvent exclues des opportunités sportives et ne bénéficient pas des mêmes ressources que leurs homologues masculins.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































