La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a souligné l’importance pour l’Afrique de définir ses propres priorités et de s’organiser efficacement pour les promouvoir et les défendre sur la scène internationale.
Louise Mushikiwabo a fait ces remarques lors d’une présentation sur le renforcement de la voix de l’Afrique sur la scène internationale, à l’occasion de la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA), qui a débuté le 19 mai à Kigali.
Elle a déclaré que dans le passé, l’Afrique semblait être exclue de la communauté internationale, au point que ses dirigeants menaçaient parfois l’organisation de ne pas leur permettre de faire certaines choses.
” Lorsque j’étais ministre des affaires étrangères, j’ai été très surprise parce qu’ils nous disaient qu’il y avait des choses que la communauté internationale ne nous permettrait pas de faire, comme si l’Afrique ne faisait pas partie de la communauté internationale’’, s’est-elle indignée.

Elle a souligné que grâce aux organisations auxquelles les pays adhèrent et à la coopération permanente qu’ils ont établie, ils ont pu unir leurs voix sur de nombreuses questions qui ont profité à l’Afrique.
Elle a cité l’exemple de l’élection du directeur général de l’OMS, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour le premier mandat. Tous les pays africains, a-t-elle rappelé, se sont unis pour soutenir sa candidature et les années qu’il a passées à la tête de l’organisation ont apporté une contribution significative à l’Afrique.
Elle a déclaré que l’Afrique devrait poursuivre ses intérêts en travaillant avec tous ceux qui peuvent l’aider à atteindre ses objectifs.
” Il est dans l’intérêt de l’Afrique d’avoir de nombreux partenaires. Il est dans notre intérêt de commercer dans différentes parties du monde et de rechercher des avantages à New York, à Pékin, à Abu Dhabi ou à Doha. L’intérêt de l’Afrique aujourd’hui est de choisir des partenaires qui nous aideront à atteindre nos objectifs en tant qu’Africains’’, a-t-elle insisté.
Elle a renchéri en disant que l’Afrique s’est fixée une vision 2063 qui l’aidera dans son développement, où elle aspire à être unie, où elle aura atteint un développement durable, où la sécurité et la démocratie sont partout et où elle a une voix sur la scène internationale.

La Conférence internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA) est une organisation internationale non gouvernementale qui a pour mission de favoriser le dialogue, la collaboration et la recherche de solutions concrètes pour relever les défis en matière de sécurité sur l’ensemble du continent africain.
L’ISCA offre une plateforme à ses partenaires, notamment aux décideurs politiques, aux experts en sécurité, à la société civile et aux chercheurs, par le biais de conférences de haut niveau, d’initiatives de recherche et d’engagements politiques visant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable.
Les travaux de cette conférence ont été lancés officiellement le 19 mai à Kigali par le chef de l’Etat rwandais Paul Kagame.
A cette occasion, le président Kagame a déclaré que les défis sécuritaires de l’Afrique doivent être à la charge des Africains eux-mêmes.
Vital Ndayambaje




































































