Près de 300 personnes ont perdu la vie et plus de 200.000 ont été déplacées depuis le mois de mars au Kenya. Ceci ressort du dernier bilan dressé par le gouvernement du Kenya sur les dernières inondations, ayant provoqué beaucoup de dégâts matériels et humains.
Le Kenya est confronté à de graves conséquences des inondations soudaines ayant frappé le pays depuis le mois de mars dernier.
Le gouvernement vient de dresser le bilan des inondations dévastatrices de ces derniers mois. C’est près de 300 personnes qui ont perdu la vie et plus de 200.000 qui ont été déplacées depuis le mois de mars en raison des crues soudaines provoquées par les fortes pluies.
Aujourd’hui, une crise de la sécurité alimentaire se profile à l’horizon, ainsi que des prix encore plus élevés dans le pays. Le président du Kenya William Ruto avait pourtant promis de faire de l’agriculture un moteur encore plus important de l’économie du pays.
Les récoltes sur environ 168.092 hectares de terres ont été détruites, menaçant la sécurité alimentaire.

Alors que les agriculteurs comptent leurs pertes, le déluge a mis en évidence le manque de préparation du Kenya aux catastrophes, soulignant la nécessité d’une gestion durable des terres et d’une amélioration des prévisions.
L’une des victimes de cette catastrophe Martha Waema déclare avoir été surprise par de telles inondations qu’elle voyait pour la première fois depuis sa naissance.
” Je suis agricultrice depuis 38 ans, mais je n’ai jamais été confrontée à des pertes d’une telle ampleur. C’est le niveau de perte le plus dévastateur dont j’ai jamais été témoin’’, déclarait Martha Waema, agricultrice kenyane de profession.
Selon les experts, pour atténuer les effets négatifs de l’érosion des sols et des inondations, il est essentiel de pratiquer une gestion durable des terres.
Jane Kirui, responsable de l’agriculture au sein du gouvernement du comté de Narok, met l’accent sur l’aménagement de terrasses et d’autres mesures telles que les cultures de couverture qui permettront à l’eau d’être absorbée avant de causer les dégâts.

” Parce que cette région est sujette aux glissements de terrain et à l’érosion des ravines, nous conseillons aux agriculteurs d’enherber leurs fermes, de planter des cultures de couverture et d’aménager des terrasses. Ainsi, les cultures de couverture permettront à l’eau de s’infiltrer dans le sol, évitant ainsi tout ruissellement dans l’exploitation qui pourrait provoquer l’érosion’’, conseille-t-elle.
Les inondations au Kenya ont aussi submergé 900 hectares de terres agricoles et entraîné la mort de 4.000 têtes de bétail.
Causées par les fortes pluies et le débordement des rivières, ces inondations ont entraîné la destruction des habitations, des infrastructures et la perturbation des installations de base.
Vital Ndayambaje



































































