Les inondations meurtrières font de plus en plus de ravages au Kenya. Le bilan s’alourdit déjà à plus de 200 personnes mortes. Le président William Ruto a décrété l’évacuation des zones inondables.
Moins d’une semaine après la réunion d’urgence visant à apporter des solutions face aux inondations meurtrières qui touchent le Kenya, le président William Ruto a convoqué à nouveau son cabinet.
Les Kenyans vivant dans des zones inondables en aval de deux barrages hydroélectriques ont été avertis par leur gouvernement de quitter les lieux après que les niveaux d’eau aient atteint des “records historiques”, alors que le pays lutte contre les inondations causées par des pluies torrentielles.
Le président du Kenya, William Ruto, a effectué une descente sur terrain et s’est adressé aux survivants de l’inondation du village de Kamuchiri au nord-ouest de Nairobi.

“Dans les 48 heures à partir de demain, toutes les personnes vivant dans les zones riveraines devront quitter les lieux. A Nairobi et dans tout le pays, parce que nous ne voulons pas continuer à perdre la vie de nos concitoyens”, a déclaré le président William Ruto.
Les pluies torrentielles et les inondations meurtrières qui frappent le Kenya depuis le mois de mars sont parmi les plus catastrophiques que le pays ait connues ces dernières années.
Selon les derniers chiffres du gouvernement, les pluies diluviennes ont fait au moins 200 morts et plus de 91 disparus.
L’événement le plus tragique a été la mort d’au moins 48 personnes, lundi, lorsque l’eau s’est engouffrée dans un tunnel fluvial sous un pont ferroviaire dans le sud-ouest du Kenya, provoquant une crue soudaine. Les pluies ont déplacé plus de 100.000 personnes et endommagé des routes et d’autres infrastructures.

Les pluies dévastatrices sont le résultat d’une combinaison de facteurs, y compris les schémas météorologiques saisonniers du pays, le changement climatique causé par l’homme ainsi que les phénomènes météorologiques naturels.
La semaine dernière, le président kenyan a annoncé la création d’une équipe inter-agences pour faire face à la crise.
Pour aider les sinistrés, le Service national de la jeunesse a disponibilisé un terrain qui servira de camp temporaire.
Vital Ndayambaje




































































