Le Kenya pourrait devenir le premier pays au monde à rendre les visas gratuits, voire à les supprimer. Depuis le début du mois d’août, le président Kenyan William Ruto allège peu à peu les réglementations en matière d’entrée sur son territoire.
Le président kenyan, William Samoel Ruto, ambitionne d’aller bien plus loin et rêve que son pays passe de 2 millions de touristes annuels à une vingtaine de millions. Il soutient ainsi la stratégie développée par le président de l’Office du tourisme du Kenya. Celui-ci souhaite déjà que son pays accueille 10 millions de touristes étrangers d’ici à l’année 2027.
Le 21 août, le président kenyan, William Ruto, annonçait qu’après les ressortissants des Comores et du Sénégal, les citoyens indonésiens avaient obtenu la liberté d’entrer dans le pays sans visa. Le 1er septembre, ce sont les ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) qui apprenaient que les portes du Kenya leur étaient désormais ouvertes sans visa.
Une fois ce projet réalisé, le Kenya pourrait ainsi devenir le premier pays au monde à rendre les visas gratuits, voire à les supprimer. A écouter le chef de l’Etat, la justification et l’objectif sont limpides.
Côté justification, évoquant la découverte, en 2015, des plus anciennes empreintes de pas d’hominidés jamais découvertes à ce jour, William Ruto explique que ”l’humanité est partie d’ici”. Il ne serait donc ”pas juste de demander un visa à quelqu’un lorsqu’il rentre chez lui”. Le président a instruit le gouvernement pour qu’il étudie la possibilité d’éliminer toute exigence de frais pour quiconque souhaite venir au Kenya.
Cette évolution est évidemment rendue possible par un minimum de réciprocité. Plusieurs pays ont récemment levé les obligations de visa pour les détenteurs d’un passeport kenyan, comme Djibouti, le 11 juin dernier, au titre de la promotion de l’intégration régionale.
Le régime d’Uhuru Kenyatta, prédécesseur de William Ruto, avait déjà la volonté de faciliter les séjours des étrangers sur son territoire. En 2013, le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda avaient adopté un visa touristique unique appelé à s’étendre au Burundi et à la Tanzanie.
William Ruto entend aller plus loin en élargissant le cadre régional, et en envisageant la première planétaire d’un pays sans exigence de visa.
Vital Ndayambaje




































































