Des délégués du Burundi, de la RDC et du Rwanda se trouvent à Kigali pour un atelier régional. L’objectif est d’échanger sur les approches techniques de lutte contre le psycho-traumatisme dans la région des pays des Grands Lacs. Ils sont aidés par des formateurs psychiatres venus d’Allemagne.
Organisé par le Conseil Protestant du Rwanda(CPR), cet atelier voudrait juguler le traumatisme qui est l’apanage de nombreuses personnes dans la région.
Différents intervenants ont indiqué que cet atelier vise avant tout l’échange d’expérience en vue de prendre des stratégies communes de lutte contre le traumatisme.

Selon Docteur Jean Damascène Iyamuremye, du ministère de la santé, des efforts combinés sont nécessaires pour combattre le traumatisme sévissant dans la région.
De nombreuses personnes souffrent de ce traumatisme à cause des conflits qui perdurent dans la région. De plus, il y a l’horrible génocide des Tutsi au Rwanda et ses séquelles faisant toujours des ravages.
Pour Monseigneur Evariste Mugabo, du Conseil Protestant au Rwanda (CPR), le traumatisme est un ennemi du public, d’où la nécessité des efforts combinés.

” Le traumatisme ravage nos populations. C’est un ennemi public. On ne peut pas mener une lutte solitaire. Nous devons conjuguer nos efforts,” a-t-il indiqué.
Au Burundi, 15 % de la population souffrent du traumatisme, selon Lydie Mizero dirigeant l’association Action santé pour tous dans ce pays limitrophe du Rwanda.
” Chez nous au Burundi, le traumatisme est causé par les conflits armés qu’a connus le pays, mais aussi d’autres problèmes comme les stupéfiants, la violence sexuelle et même les inondations et les glissements de terrain,” a-t-elle précisé.

Concernant la RDC, Docteur Martial Vaheni, a signalé que le traumatisme va croissant dans son pays à cause de nombreux facteurs.
” Beaucoup de nos compatriotes souffrent de traumatisme et de dépression causés par différents facteurs dont les conflits armés. Il y a celui qui dure plus de 20 ans et des troubles anxieux causés par les épidémies comme Ebola,” a-t-il indiqué.
Cette maladie épidémique a tué des milliers de personnes. Cet atelier vient faciliter l’arrêt des stratégies pour aider ces victimes du traumatisme.
Il a ajouté que cet atelier va aider à voir quelle approche serait la meilleure pour juguler le traumatisme selon le contexte de chaque pays.

Une formatrice venue d’Allemagne, Edert Valgorg, a annoncé que cet atelier de 2 jours doit arrêter les approches pratiques pour le psycho traumatisme.
” Nous allons échanger sur les approches de lutte contre le psycho traumatisme, les approches individuelles et communes ainsi que thématiques contre la stigmatisation, ” a-t-elle précisé cette dirigeante de l’association Pain Pour le monde,
La région des Grands Lacs est en proie aux problèmes de traumatismes qui durent des années. Les statistiques sont alarmantes.
Au Rwanda, 20% de la population souffrent du traumatisme, au Burundi c’est 15% et en RDC, les traumatisés se dénombrent entre 15 et 20%.
Vital Ndayambaje




































































