Le district de Bugesera a commémoré, ce 14 avril, le 32e anniversaire du génocide commis contre les Tutsi. C’est en particulier plus de 3.000 Tutsi qui ont été tués sur la colline de Rebero, dans le secteur de Mayange, en date du 13 avril 1994 considérée comme jour fatidique.
Le ministre rwandais de l’Unité et de l’Engagement civique, Dr Bizimana Jean Damascène, a participé à l’événement.
Dans son allocution de réconfort des survivants, le ministre Bizimana a déclaré que l’expression ’’ tentative de génocide ’’ ne devait plus être utilisée.
’’ Il n’y a pas de tentative de génocide, un génocide est un génocide, cessez d’utiliser le mot tentative’’, a-t-il insisté.
Il a expliqué que le génocide découle de l’intention de tuer des personnes en raison de leur appartenance ethnique, et non du nombre de personnes tuées.

’’ Lorsque cette intention existe et qu’elle est mise à exécution, il s’agit d’un génocide. Le génocide contre les Tutsi a commencé en 1990. Ce n’est qu’en 1994 qu’il a été mené à son terme et que la communauté internationale l’a reconnu’’, a rappelé le ministre Bizimana.
Les Tutsi qui s’étaient réfugiés sur la colline de Rebero, dans le secteur de Mayange, ont été tués le 13 avril 1994 par des soldats de Gako et des Interahamwe, qui les ont abattus à l’aide d’armes à feu et traditionnelles. Cette date est considérée comme jour fatidique par les rares rescapés de ces massacres
Le district de Bugesera a été l’un des épicentres les plus meurtriers du génocide contre les Tutsi en 1994. Il a été caractérisé pendant longtemps par une violence extrême et des massacres planifiés sur une longue durée. Les atrocités y ont été particulièrement intenses, avec le début du mois d’avril 1994.
La région de Bugesera avait déjà connu des massacres de Tutsi dès 1992, servant d’expérimentation générale pour préparer le génocide de 1994.

Les tueurs ont agi avec une grande brutalité, ne laissant que peu de survivants dans certaines zones, comme rapporté par des témoignages locaux.
Ces massacres perpétrés au Bugesera en 1994 font partie intégrante des preuves de la planification du génocide commis contre les Tutsi.
Aujourd’hui, le district de Bugesera se reconstruit, les rescapés étant souvent cités comme exemple de réconciliation et de résilience malgré les atrocités subies. Selon les statistiques, plus de 50 mille Tutsi ont été massacrés dans les 3 anciennes communes de Bugesera, à savoir Kanzenze, Ngenda et Gashora.
Vital Ndayambaje




































































