La Ville de Kigali promet de mettre tout en oeuvre pour lutter contre l’idéologie de génocide. Elle persiste dans la capitale rwandaise. C’est une communication faite à la paroisse Charles Lwanga de Nyamirambo ce dimanche 19 mai.
A l’occasion de la commémoration du génocide contre les Tutsi dans le secteur Nyamirambo, district Nyarugenge, la Vice-maire de la Ville de Kigali, Martine Urujeni, a révélé que pendant une semaine seulement, du 07 au 13 avril 2024, treize (13) personnes ont été interpellées. Elles étaient soupçonnées d’idéologie de génocide.

” En qualité d’autorité de la Ville de Kigali, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre l’idéologie de génocide. Nous devrions l’éradiquer. 13 personnes ce n’est pas un nombre négligeable,” déclare Martine Urujeni.
” Ceux qui étaient adultes en 1994, 30 ans après, ils sont à un âge avancé. Il est de notre responsabilité, c’est aussi notre volonté de les assister et les accompagner dans leur vieillesse,” indique Martine Urujeni.

Elle s’engage en faveur de l’exécution des jugements des juridictions Gacaca dans les meilleurs délais. Ceux dont les conditions ne sont pas remplies, comme l’absence d’une des parties, la Ville de Kigali devra trouver une issue sur la question.
Ibuka condamne les propagateurs de l’idéologie de génocide
La représentante d’Ibuka dans le district de Nyarugenge condamne ceux qui propagent l’idéologie de génocide à travers les médias sociaux.

Elle exhorte la jeunesse rwandaise à se lever et lutter contre les négationnistes et les propagateurs de l’idéologie de génocide par l’usage de nouveaux médias.
Selon elle, c’est attristant que certains présumés génocidaires ne soient pas encore traduits en justice. La représentante d’Ibuka voudrait que l’Etat poursuive sans relâche ces malfaiteurs là où ils sont cachés à l’étranger. Elle rappelle que certains condamnés n’ont pas encore été arrêtés.

Elle n’oublie pas d’exprimer sa gratitude à l’égard des Forces de libération, l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), qui ont arrêté le génocide. Elles ont ainsi empêché les génocidaires d’atteindre leur objectif d’exterminer totalement les Tutsi.
Le témoignage de Madame Pauline Mbaragijubutatu est venu confirmer le rôle majeur joué par le Front Patriotique Rwandais (FPR) dans la protection des vies humaines. Elle-même est aujourd’hui rescapée grâce à l’intervention de la branche armée du FPR, l’APR, à la prise de Kigali le 04 juillet 1994.

Un monument à la paroisse Karori (Charles) Lwanga
Pendant le génocide contre les Tutsi de 1994, plusieurs Tutsi s’étaient réfugiés dans la chapelle de l’époque de la paroisse Charles Lwanga.
Certains s’étaient regroupés autour de l’autel. Ils espéraient que les génocidaires n’oseraient pas commettre une profanation en les trouvant à cet endroit pour les tuer.

Les survivants souhaitent que les noms des victimes soient inscrits sur le mur restant de l’ancienne chapelle. Il a été préservé pour une question de mémoire des victimes massacrées sans respect du sacré. 3500 du secteur Nyamirambo sont déjà enregistrés.
” Il serait convenable que ce souhait soit exaucé,” dit Espérance Nshutiraguma, administratrice exécutive adjointe du district Nyarugenge.

Le génocide, un plan de longue date
Le génocide contre les Tutsi n’a pas été un accident. Il avait été préparé pendant longtemps, selon la secrétaire exécutive du secteur Nyamirambo, Claudine Uwera.
Comme partout ailleurs dans le pays, Nyamirambo a été également la cible des génocidaires. Le bataillon Huye positionné sur le Mont Kigali est l’un des malfaiteurs ayant massacré les Tutsi de Nyamirambo en 1994. Il était sous le commandement du Major Faustin Ntirikina. Ces militaires et les miliciens Interahamwe ont massacré simultanément les Tutsi le 13 avril 1994 à la paroisse Catholique Charles Lwanga, au Collège St André, au Mosquée Kadhafi, Cyivugiza, Gatare, Rugarama, Gasharu et Mumena.

La plupart de victimes n’ont pas eu droit à une inhumation digne d’un être humain. Toute personne détentrice d’une information à ce propos, est invitée à user de n’importe quel canal pour la communiquer au district Nyarugenge.
Gérard Rugambwa




































































