Le ministère de l’Education (Mineduc) a rendu ce lundi un hommage à ses 77 agents. Ils travaillaient au ministère et ses services connexes comme l’imprimerie scolaire et le bureau pédagogique du Rwanda.
Cette cérémonie s’est déroulée au mémorial de génocide de Kigali où reposent plus de 250 mille victimes du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
L’ambassadeur Joseph Nsengimana, ayant travaillé pendant longtemps au ministère de l’éducation, a témoigné comment les Tutsi ont été malmenés depuis 1959 jusqu’à leur extermination en 1994.

” Les Tutsi ont été malmenés depuis 1959. Ils n’ont jamais connu de répit. Ils ont été persécutés dans la première et deuxième république. Ceci se répercutait sur leur bien-être car ils n’obtenaient pas facilement les études et l’emploi’’, a-t-il déclaré.
L’ambassadeur Joseph Nsengimana a rappelé que le gouvernement d’union nationale s’est efforcé de corriger cette mauvaise politique. Il a mis en avant, a-t-il dit, la politique de la bonne gouvernance et la bonne gestion de la société rwandaise.
La secrétaire d’Etat au ministère de l’éducation, Claudette Irere, a indiqué que la mauvaise politique divisionniste a été bannie à tout jamais.

” Nous avons opté pour la politique de l’union nationale. Nous avons beaucoup d’espoir que le génocide ne pourra plus se reproduire au Rwanda. Never again n’est pas un slogan mais une réalité’’, a-t-elle dit.
La secrétaire d’Etat, Claudette Irere, a rappelé que le génocide a commencé en 1959 jusqu’ à son paroxysme en 1994. Le gouvernent rwandais, a-t-elle souligné, s’est efforcé de reconstruire le pays, de mettre en avant l’unité des Rwandais et de lutter contre l’idéologie du génocide.
De son côté, le secrétaire exécutif de l’association de défense des droits des rescapés du génocide, Ibuka, Naphtal Ahishakiye, a parlé de la résilience des Rwandais et des survivants du génocide commis contre les Tutsi en général.

” Après le génocide commis contre les Tutsi en 1994, les Rwandais et les rescapés du génocide en particulier ont essayé de se reconstruire. Le chemin a été très rude mais petit à petit et avec beaucoup de patience, on est arrivé à la résilience’’, a-t-il souligné.
Naphtal Ahishakiye a demandé aux jeunes générations de lutter contre l’idéologie du génocide par tous les moyens. Ce sont elles, a-t-il dit, qui doivent bâtir l’édifice de la nation, sans risques de retomber dans un autre génocide.
Il a ajouté que l’unité des Rwandais doit être le centre de gravité de toute activité politique, afin de prévenir tout autre malheur de génocide semblable à celui que le Rwanda a connu en 1994.
Vital Ndayambaje




































































