Le ministre rwandais de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), Dr Jean Damascène Bizimana, a sollicité auprès de la communauté internationale un changement dans la prévention du génocide.
Dans son discours de circonstance à l`occasion de 30 ème commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi, le ministre Jean Damascène Bizimana a d’abord souligné que le Rwanda commémore un génocide qui aurait pu être évité par la communauté internationale. Il a donné l’exemple du rapport publié par une commission d’enquête de l’Union Africaine, dirigée par, Ketumile Masire, ancien président du Botswana.
“Nous commémorons l’extermination de plus d’un million de Tutsi que les Etats auraient pu sauver. Le génocide contre les Tutsi qui a eu lieu au Rwanda, aurait pu être évité par ceux de la Communauté internationale. Ils avaient les moyens de le faire. Mais à ceux-là, la volonté a fait défaut et non pas les moyens,” a indiqué le Ministre Bizimana.

Il a saisi cette opportunité pour solliciter le changement de mentalité auprès des Etats qui hésitent à envoyer au Rwanda des condamnés ou des suspects du génocide. D’où, selon le ministre Bizimana, un besoin de changement dans la prévention du génocide au niveau international.
“Les Etats qui hésitent à envoyer au Rwanda des condamnés ou des suspects du génocide devraient apprendre de ces illustrations. Il existe encore un besoin de changement dans la prévention du génocide au niveau international”, a-t-il dit.
Le ministre rwandais de l’unité nationale et de l’engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, a enfin signalé qu`on assiste à une indifférence semblable à celle de la période comprise entre 1990 et 1994 face au génocide. De ce fait, il a invité la communauté internationale à lutter contre toute tentative pouvant mener au génocide. Les Etats, a-t-il dit, devraient se poser cette question: “Cherche-t-on un autre million de morts pour agir?”
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































