L’Assemblée générale des Nations Unies s’ouvre à New York ce mardi 19 septembre. Un rendez-vous où vont se rencontrer les dirigeants de la planète. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les a invités à placer ce rendez- vous sous le signe de l’action.
Plus d’une centaine de Chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à New York dès ce mardi pour la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU. C’est une assemblée générale qui reprend pour la première fois depuis la pandémie de Covid-19.
L’agenda fait la part aux sujets que réclamaient les pays en développement, avec des face-à-face attendus et des espoirs pour faire avancer les crises en Haïti, au Soudan, éventuellement une reprise du dialogue au Proche-Orient. Et la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
A l’agenda, il y a aussi la relance des objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Etats membres de l’ONU en 2015 pour construire un avenir meilleur et plus durable d’ici 2030.
Alors que les pays les plus vulnérables sont frappés par une avalanche de crises, à mi-parcours, seulement 15% de ces ODD sont en bonne voie, beaucoup stagnent et d’autres régressent.

Les 17 objectifs de développement durables ont été fixés avec un espoir inouï en 2015. Ils sont censés contribuer à mettre fin à l’extrême pauvreté dans le monde d’ici 2030 en traitant ses causes comme la faim, le manque d’accès à l’éducation ou à l’eau potable ou encore la pollution.
En 2023, la pauvreté extrême a augmenté pour la première fois depuis trente ans. Les crises nombreuses, dont les conséquences mondiales de la guerre en Ukraine, et avant cela la crise sanitaire qui a démontré l’absence de solidarité internationale, ont rendu les objectifs de développement durable hors de portée, selon l’ONU.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a donc a appelé à un ”plan de sauvetage.” Ces objectifs ”concernent les espoirs, les rêves, les droits et les attentes des populations, et la bonne santé de notre environnement naturel,” a-t-il insisté. ”Il s’agit de réparer des injustices historiques, de panser les divisions mondiales, et de mettre notre monde sur la voie d’une paix durable,” a-t-il ajouté.
Pour les sauver, il faut un plan de relance massif du financement du développement afin d’aider les Etats fragilisés. Il faut aussi une réforme des institutions issues de la Seconde Guerre mondiale et qui incarnent désormais un ordre ”injuste”, a reconnu le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
Vital Ndayambaje




































































