Le président nouvellement élu au Libéria, Joseph Boakai, a annoncé qu’il annulait toutes les célébrations de victoire restantes. Cela intervient un jour après qu’un conducteur ait foncé dans la foule, tuant au moins trois personnes et en blessant 17 autres.
Cet incident meurtrier est survenu mardi. Les autorités affirment que le conducteur d’une jeep sans plaque d’immatriculation a éteint les feux de son véhicule. Il a délibérément percuté un rassemblement de partisans du Parti de l’unité. Ce dernier célébrait les résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle du 14 novembre.
” Nos pensées et nos condoléances vont aux familles et aux amis touchés par cet acte de terrorisme intérieur dévastateur, méchant et barbare. Il a entraîné la perte de vies précieuses,” a déclaré le Parti de l’unité de Joseph Boakai dans un communiqué.
” Nous demandons instamment aux autorités de mener une enquête approfondie et transparente. C’est pour déterminer les causes de cet acte et d’amener les responsables à rendre des comptes” a ajouté le parti.
Le gouvernement sortant a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Mais dans un communiqué de presse, il a exhorté le public à “s’abstenir de faire des déclarations non fondées sur l’incident. Celles-ci risquent d’attiser les violences post-électorales”.
” Le gouvernement prend particulièrement note d’une déclaration du Parti de l’Unité. Ce dernier semble avoir tiré une conclusion en qualifiant l’incident de terrorisme intérieur. Il demandait à la police d’enquêter sur les causes de l’incident”, indique le communiqué.
Selon la Commission électorale nationale du Libéria, Joseph Boakai a remporté 50,64% des suffrages au second tour, contre 49,36 % pour le président sortant George Weah. Cette ancienne vedette de football avait déjà reconnu sa défaite plusieurs jours auparavant, sur la base des résultats provisoires. Il avait exhorté ses partisans à respecter le résultat du vote.
Vital Ndayambaje




































































