Le gouvernement de la RDC et l’ONU viennent de signer un plan de retrait des casques bleus de la mission de maintien de la paix au Congo (MONUSCO). Cela s’est passé mardi à Kinshassa entre le vice premier ministre congolais et la représentante spéciale de l’ONU en RDC.
Le vice-Premier ministre congolais, ministre des Affaires étrangères et de la Francophonie, Christophe Lutundula, et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo (RDC) et cheffe de la MONUSCO, Mme Bintou Keita, ont cosigné une note sur le retrait accéléré, progressif, ordonné et responsable de la MONUSCO de la RDC.
Cet accord contient un plan et un calendrier pour le désengagement complet de la Mission dans le pays.
Suite à la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 16 octobre, ce plan de désengagement a été élaboré par des équipes techniques conjointes réunissant des homologues du gouvernement et de la MONUSCO.
Ce plan sera mis en œuvre conjointement en trois phases, avec l’appui des partenaires internationaux et nationaux de la RDC.

” Nous voulons que ce retrait soit un modèle qui nous donne une plus grande respectabilité internationale et nous aide à améliorer l’image de notre pays,” a déclaré le vice premier ministre Lutundula.
Il a précisé que ce document contient un plan de désengagement de la force de la MONUSCO. Il définit aussi comment se fera le transfert des tâches et des responsabilités de la MONUSCO au gouvernement de la RDC.
” Nous prévoyons également un mécanisme d’évaluation trimestrielle pour permettre un bilan régulier de la situation et minimiser les perturbations soudaines qui pourraient conduire à un vide sécuritaire,” a ajouté Christophe Lutundula.
Pour sa part, Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO, a affirmé que la fin de ce long processus n’arrête pas la collaboration avec la RDC.
” Même si nous allons partir, nous restons déterminés à travailler avec les autorités congolaises en vue d’un retrait accéléré de la MONUSCO. Cela consolide les acquis de la présence de la Mission en RDC. Nous avons travaillé ensemble dans un esprit constructif de collaboration et de respect mutuel pour atteindre cet objectif fixé par le Conseil de sécurité,” a déclaré Mme Bintou Keita.

En septembre dernier, aux Nations Unies, le Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait réitéré la volonté de son pays d’accélérer le retrait de la MONUSCO de la RDC à partir de décembre 2023.
La note signée par les 2 parties contient un plan et un calendrier de retrait, mais la MONUSCO n’a donné que peu de détails.
Avec un budget annuel d’environ 1 milliard de dollars, les forces de maintien de la paix sont présentes en RDC depuis près de 25 ans. Cependant des groupes armés étrangers continuent d’endeuiller l’Est du pays.
Environ 14.000 casques bleus sont déployés dans le pays, presque exclusivement dans l’Est.
Ces dernières années, l’impopularité de la mission n’a fait qu’augmenter. Son personnel a été régulièrement attaqué. Elle était donc perçue comme inefficace face à la violence des groupes armés qu’elle n’a jamais pu maitriser.
Vital Ndayambaje



































































