Après le coup d’Etat militaire survenu mercredi au Gabon, l’Union Africaine vient d’annoncer la suspension de ce pays avec effet immédiat.
L’Union Africaine condamne fermement la prise du pouvoir au Gabon, où des militaires ont renversé le président Ali Bongo Ondimba.
Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’organisation panafricaine décide de ”suspendre immédiatement la participation du Gabon a toutes les activités de l’UA, de ses organes et institutions”, indique le communiqué.
Mercredi, le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, avait condamné ”fermement” ce qu’il a décrit comme ”la tentative de coup d’Etat” au Gabon,
Des militaires putschistes ont annoncé avoir mis fin au régime en place au Gabon et avoir placé en résidence surveillée le président Ali Bongo Ondimba. Il était au pouvoir depuis 14 ans.
Moussa Faki Mahamat a aussi appelé l’armée et les forces de sécurité gabonaises ”à garantir l’intégrité physique” d’Ali Bongo Ondimba.
Le Nigeria, puissance régionale, s’est alarmé d’une ”autocratie contagieuse” après les événements similaires survenus au Niger et au Mali.
De son côté, le chef de la politique étrangère de l’Union Européenne, Josep Borrell, semble soutenir le coup d’Etat militaire au Gabon. Il souligne qu’il ne pouvait être comparé à la crise au Niger, indiquant que les officiers étaient intervenus après que le président évincé Ali Bongo eut remporté une élection inéquitable et frauduleuse.
”Naturellement, les coups d’Etat militaires ne sont pas une solution, mais nous ne devons pas oublier qu’au Gabon, des élections entachées d’irrégularités ont eu lieu”, a-t-il déclaré. Il a estimé qu’un vote truqué pouvait être assimilé à un ”coup d’Etat institutionnel” civil.
Josep Borrell s’exprimait juste avant une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne au cours de laquelle ils devaient discuter de la manière d’aider le groupe régional de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, à gérer le coup d’Etat militaire du 26 juillet au Niger.
Josep Borrell, ancien ministre espagnol des affaires étrangères et aujourd’hui haut diplomate de l’UE, a toutefois déclaré que les diplomates européens travaillaient à la médiation de la crise au Gabon. Pour le moment il n’est pas prévu d’évacuer le pays, comme cela avait été le cas au Niger.
Vital Ndayambaje




































































