Après le coup de force des militaires maliens mardi le 18 août, l’ex Chef d’Etat Ibrahim Boubakar Keita a annoncé sa démission dans la soirée du même jour.
L’ex président malien, Ibrahim Boubakar Keita (IBK) a annoncé sa démission après sept ans au pouvoir. « Je ne veux pas que du sang soit versé pour mon maintien aux affaires. C’est pourquoi je voudrais à ce moment précis vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment, » a déclaré IBK. Le gouvernement, de facto, devient démissionnaire et le parlement dissout.
Les militaires qui ont organisé le coup d’Etat ont contraint IBK à démissionner. Ils affirment qu’il y a eu un coup de tête. « Il ne faut pas confondre coup d’Etat et coup de tête. On parle de coup d’Etat lorsqu’il y a un Etat dans un pays. Mais quand il n’y a pas d’Etat, il n’y a que des têtes à la tête du pays, on ne parle que de coup de tête. On change les têtes et l’Etat va rester, » déclare Colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) et chef d’Etat-major adjoint de l’armée de l’air.

Condamnations de ce « coup de tête. »
La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a vivement condamné ce « coup de tête. » Elle a suspendu ce pays. Les pays voisins ont fermé les frontières.
Le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, « a condamné avec la plus grande fermeté cet événement grave. »
Le Chef de la diplomatie européenne, Joseph Borell, « a rejeté tout changement anticonstitutionnel. »
Le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki, lui condamne la détention de l’ex président Ibrahim Boubakar Keita, du premier ministre et des autres membres du gouvernement. Il réclame leur libération immédiate. Il demande « le respect des institutions républicaines. »
Mais toutes ces condamnations ne devraient pas durer car « Le coup de tête » a été transformé en démission. Par ailleurs, les nouveaux hommes forts du Mali promettent d’organiser de nouvelles élections et de respecter tous les accords internationaux.
Gérard Rugambwa




































































