La journée mondiale de lutte contre le paludisme a été célébrée ce 25 avril 2024. Elle a coïncidé avec la 8 ème conférence panafricaine sur la lutte contre la malaria. Celle-ci tient ses assises à Kigali du 21 au 27 avril courant.
La célébration de cette journée a connu la participation des délégués venus au Rwanda pour les travaux de cette 8 ème conférence panafricaine sur la malaria. Elle est célébrée sous le thème d’”Accélérer la lutte contre le paludisme pour un monde plus équitable.”
Comme il a été expliqué, Docteur Daniel Ngamije, chargé de lutte contre la malaria à l’OMS, la journée mondiale de lutte contre le paludisme est l’occasion de souligner la nécessité d’investissements continus dans les programmes de lutte contre cette maladie.

” Les Etats doivent conjuguer les efforts et faire des investissements continus et avoir un engagement politique durable en faveur de la prévention du paludisme et de la lutte contre cette maladie’’, a-t-il déclaré.
Dr Ngamije a regretté que la malaria tue encore beaucoup de personnes malgré des efforts déployés dans ce domaine. Il a toutefois espéré que l’élimination de la malaria est très possible, avec la volonté politique et le partenariat de tous les Etats.
D’autres orateurs du jour dont Dr. Aimable Mbituyumuremyi de RBC et Dr. Raj Tajudeen de Africa CDC ont déclaré que la malaria doit être comprise comme une affaire de tout un chacun. Avec cette prise de conscience, ont-ils souligné, l’accélération de l’élimination de la malaria sera possible et dans les délais fixés de l’éradiquer totalement à l’horizon 2030.

De son côté, le secrétaire permanent au ministère de la santé, Zachée Iyakaremye, a insisté sur la responsabilité individuelle et l’action collective. Il est revenu sur le rôle important joué par les agents de santé communautaire. ” Ils traitent aujourd’hui plus de 60% de cas de malaria, et c’est très important’’, a-t-il dit.
Il a ajouté que le thème retenu pour l’édition de cette année souligne la nécessité d’assurer une prestation continue et équitable des services de lutte antipaludique au bénéfice de toutes les personnes qui en ont besoin.
Dans son message lu à l’occasion de cette journée, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr. Matshidiso Moeti, a souligné que le paludisme est resté préoccupant pendant les décennies.

” Au cours des dernières décennies, le paludisme est resté un problème de santé prioritaire dans la Région africaine. Il demeure une cause majeure de maladie, d’hospitalisation et de décès, en particulier chez les jeunes enfants et chez les femmes enceintes. Nous apprécions à leur juste valeur les progrès accomplis au cours des deux dernières décennies,’’ a-t-elle souligné.
Depuis 2000, le monde a mobilisé plus de 50 milliards de dollars américains pour soutenir les efforts de lutte contre le paludisme et d’élimination de cette maladie.
Cela a permis d’éviter 2,1 milliards de cas de paludisme et 11,7 millions de décès associés à ce fléau entre 2000 et 2022.
Cet investissement a réduit de moitié le taux de mortalité due au paludisme, qui est passé de 29 décès pour 100.000 habitants à risque en 2000 à 14,3 décès pour 100.000 habitants à risque en 2022, malgré la pandémie de Covid-19.

Cependant, la Région africaine est à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie.
Cette situation s’explique par de multiples problèmes tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, les conflits et les crises humanitaires, les contraintes budgétaires, les menaces biologiques et les inégalités.
Le thème retenu pour l’édition de cette année souligne la nécessité d’assurer une prestation continue et équitable des services de lutte antipaludique au bénéfice de toutes les personnes qui en ont besoin.

Le dernier Rapport sur le paludisme dans le monde montre comment le paludisme touche de manière disproportionnée les groupes vulnérables tels que les jeunes, enfants, les femmes enceintes, les communautés rurales et les personnes déplacées.
La journée mondiale de lutte contre le paludisme est célébrée pour la 17eme fois. Elle a été instituée par les Etats Membres de l’OMS lors de l’Assemblée mondiale de la Santé en 2007.
Vital Ndayambaje




































































