Le ministère de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE) va introduire une formation civique “Itorero” pour les personnes condamnées pour génocide qui s’approchent de la fin de leur peine.
Cette déclaration a été faite par le ministre de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), Dr. Jean Damascène Bizimana. Il a fait savoir que cette initiative vise à faciliter leur réintégration dans la société. Ceci dans le cadre des efforts pour la cohésion sociale et la réconciliation.
” Ces efforts sont consentis pour la guérison, la réconciliation et la cohésion sociale dans un pays qui se remet encore du génocide de 1994 contre les Tutsi, qui a fait plus d’un million de morts”, a déclaré Dr Bizimana.

Il a également souligné que ces personnes doivent être informées de leur responsabilité en matière de leur contribution dans la communauté.
” Notre objectif est de faire en sorte qu’au moment de leur libération, ils soient bien informés et prêts à apporter une contribution positive à leur communauté. Le programme veillera à ce que les personnes sortant de prison comprennent les principes de l’unité nationale et contribuent activement à la reconstruction du pays,” a-t-il ajouté.
Environ 20.000 condamnés pour génocide sont toujours incarcérés dans divers établissements pénitentiaires du Rwanda. Cette formation civique “Itorero” adressée à ceux qui s’approchent de la fin de leur peine sera menée tous les trois mois, en fonction du nombre d’individus devant être libérés.
Outre cette formation civique pour ceux qui s’approchent de la fin de leur peine, le dialogue civique se poursuivra au sein des communautés afin de promouvoir une réintégration progressive.

Le gouvernement collaborera avec les organisations de la société civile, les groupes religieux et les coopératives pour faciliter les discussions qui permettent aux anciens condamnés d’acquérir les compétences nécessaires. Ce qui leur permettra de s’engager de manière constructive avec leurs communautés, y compris les rescapés du génocide.
Actuellement, 60.000 condamnés de génocide ont déjà été réintégrés dans la société rwandaise. Les tribunaux Gacaca ont jugé plus de 1,9 million d’affaires liées au génocide en l’espace de dix ans.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































