Le maire du district de Musanze, Claudien Nsengimana, promet à la population de relever le défi lié à la cherté des aliments du bétail. Cette promesse fait suite aux doléances de la population concernant les prix élevés de ces aliments.
Le programme d’élevage du petit bétail, soutenu par le projet PRISM (Partenariat pour des marchés résilients et inclusifs du petit bétail) va bon train et prospère dans le district de Musanze. Toutefois, l’un des défis majeurs que rencontrent les éleveurs est bien la cherté des aliments du bétail. Le district ne compte aucune usine de fabrication de ces aliments. Les éleveurs les achètent de loin et leur parviennent à un prix exorbitant.

Chrysostome Ukwigize est président de la coopérative ’’ Tworozanye Gashaki’’, opérant dans le secteur de Gashaki du district de Musanze, sous l’encadrement du projet PRISM. Il explique que leur élevage de poules va bon train, mais que le grand défi reste la cherté des aliments de ce petit bétail.
’’ Ces aliments sont vraiment trop chers. Ici chez nous on n’a pas d’usine de leur fabrication et nous devons les acheter à Kigali ou dans la ville de Musanze. Cela nous coûte cher et finalement notre bénéfice se trouve très réduit’’, s’indigne-t-il.
Chrysostome Ukwigize demande aux autorités locales de leur faire le plaidoyer et voir comment résoudre ce problème très préoccupant. Il propose aussi des formations ad hoc où des éleveurs seraient entrainés localement dans le domaine de fabrication des aliments du bétail.

Le maire du district de Musanze, Claudien Nsengimana, reconnait ce défi, mais rassure la population. Selon lui, une solution durable ne va pas tarder.
’’ La cherté des aliments du bétail est un problème qui est au cœur de nos préoccupations. Vous savez que le projet PRISM pourrait se prolonger de 3 ans. Durant cette période, la priorité sera accordée à la construction d’une usine de fabrication des aliments du bétail. Entre-temps nous avons d’autres mesures transitoires avec la mobilisation du secteur privé, et une solution durable ne va pas tarder’’, assure-t-il.
Le coordinateur du projet PRISM, Joseph Nshokeyinka, indique que le projet n’a pas oublié ce problème de la cherté des aliments du bétail. La solution durable, dit-il, est de former les éleveurs à fabriquer eux-mêmes les aliments de leur bétail.

’’ Il ne faut pas trop s’en faire. Le projet inclut des formations pour les éleveurs, visant à renforcer leur résilience et leurs revenus, avec des formations sur la production d’aliments pour leur bétail. C’est dans le cadre de renforcement de leurs capacités’’, affirme-t-il.
Le district de Musanze est l’un des partenaires clés du projet PRISM. A part le petit bétail distribué à la population, l’encadrement et le suivi régulier, le projet y a construit un abattoir moderne pour les porcs, un marché moderne pour le petit bétail, une clinique vétérinaire et bien d’autres infrastructures facilitant la tâche aux petits éleveurs de Musanze.
Le projet PRISM se concentre sur 4 chaînes de valeur du petit bétail. Il s’agit spécifiquement des volailles, des moutons, et des petits ruminants, moutons et chèvres.
Vital Ndayambaje




































































