L’avocat rwandais travaillant en France, Richard Gisagara a déclaré que Charles Onan sera affecté par sa culpabilité pour négation du génocide contre les Tutsi.
Selon Maître Richard Gisagara, l’auteur franco-camerounais ne sortira pas indemne après avoir été reconnu coupable de complicité de contestation publique de l’existence d’un crime contre l’humanité par le tribunal correctionnel de Paris.
Maître Richard Gisagara a indiqué que la condamnation pour un tel crime aura des conséquences dans la profession de Charles Onana.
” Ce qui est important, c’est que Charles Onana a été reconnu coupable d’avoir nié le génocide commis contre les Tutsi. Cela l’affectera dans son travail, d’autant plus qu’il n’avait rien d’autre à faire que publier des articles pour se moquer du Rwanda ou nier le génocide commis contre les Tutsi. Il n’aura plus la parole sur les chaînes de télévision populaires, ou dans des conférences,” a fait savoir Gisagara.
Etant donné que l’auteur franco-camerounais, Charles Onana, est le premier à être condamné pour avoir nié le génocide commis contre les Tutsi, Maître Richard Gisagara a déclaré que la France ne sera plus une terre d’accueil pour les négationnistes.
Et cela est une victoire, selon Richard Gisagara, après une campagne menée depuis 12 ans, en demandant que le crime de négation du génocide contre les Tutsi soit puni en France.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’auteur Charles Onana à une amende de 8.400 euros. Son éditeur Damien Serieyx a lui aussi été reconnu coupable, et condamné à une amende de 5.000 euros. Les deux hommes ont également l’obligation de payer un montant total de 11.000 euros aux différentes associations de défense des droits humains qui s’étaient constituées parties civiles dans ce procès.
Dans son livre, Onana a écrit qu’il n’y avait aucun projet de génocide contre les Tutsi et que cela ne s’est pas produit, en disant que le Rwanda a menti au monde. Dans ses écrits, Onana avait déclaré qu’affirmer que le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda a été planifié par le régime hutu, constitue une ”thèse conspirationniste” et même ” l’une des plus grandes escroqueries du XXe siècle”.
Face à ces propos jugés négationnistes, des réactions ont suivi. En 2020, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et Survie, avaient porté plainte. D’où le verdict rendu ce lundi 9 décembre 2024.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































