Le camp des réfugiés de Nyabiheke, situé dans le district de Gatsibo, est l’un de ceux bénéficiant d’activités génératrices de revenus initiées par la Croix Rouge Rwandaise. Cela permet de briser l’isolement des réfugiés et leur attitude passive d’attendre l’aide humanitaire.
Ces activités sont organisées en dehors du camp où les réfugiés rencontrent la communauté rwandaise d’accueil. C’est ainsi qu’il a été créé des coopératives mixtes dans différents domaines comme l’agriculture et l’élevage, la couture et la soudure.
L’un des bénéficiaires vivant en dehors du camp, Munyaneza Ibrahim, également président de la coopérative ”Twitezimbere mu Bworozi’’, a indiqué que ces coopératives leur apportent beaucoup, matériellement, mais aussi psychologiquement.
’’ D’abord notre coopérative d’élevage nous permet d’avoir du lait, du fumier et de l’argent, mais également elle favorise le tissage de cohésion sociale avec nos frères et sœurs vivant dans le camp, sans aucune suspicion ou méfiance, comme c’était le cas auparavant, ” a indiqué Munyaneza Ibrahim.

De son côté, Batamuriza Bora, une réfugiée congolaise vivant dans le camp de Nyabiheke, a expliqué que ces coopératives mixtes sont pour eux d’une grande importante.
”Ces coopératives nous sont très chères. Elles nous apportent beaucoup matériellement et sont aussi pour nous une école. Par exemple, chez nous au Congo, nous n’avions pas l’habitude de cultiver, mais aujourd’hui nous sommes devenus des agriculteurs,” a-t-elle expliqué.

Le secrétaire exécutif du secteur de Gatsibo, hébergeant le camp des réfugiés de Nyabiheke, a déclaré que de tels projets sont très encouragés car ils cadrent bien avec la politique du pays.
’’ Toutes ces activités concourent au bien-être de nos populations. Le fait d’enrôler les réfugiés et la communauté d’accueil brise la méfiance et le scepticisme entre eux et contribue donc à la bonne cohabitation. Ceci leur permet d’échanger d’expérience, de travailler ensemble et donc d’aller vers le développement inclusif,” a expliqué le secrétaire exécutif du secteur de Gatsibo, Jean Claude Rugaravu.

La Croix Rouge Rwandaise (CRR) a initié ce projet avec l’appui de la Croix Rouge de Belgique pour venir en aide aux réfugiés.
’’ C’est dans le cadre des programmes de la CRR d’appuyer le développement socio-économique et la cohésion sociale entre les réfugiés et la communauté d’accueil,” a expliqué Emmanuel Mazimpaka, directeur de Communication, collecte de fonds et Diplomatie Humanitaire.

Il a ajouté qu’à part ces coopératives mixtes, le projet encadre 150 jeunes dans différents métiers, comme la soudure, la plomberie et la couture. Il construit également des latrines pour promouvoir l’assainissement et la bonne santé.
Tout le projet va couter 200 millions de francs rwandais, octroyés par la Croix Rouge de Belgique via l’AMOPAH (Alliance, Mouvement pour la Protection et l’assistance humanitaire).
Vital Ndayambaje




































































