La députée Vénéranda Nyirahirwa a demandé aux mères-célibataires à se montrer plus responsables devant leur progéniture. L’assistance directe que l’Etat leur accorde est limitée dans le temps.
A l’issue des travaux communautaires mensuels” Umuganda”, la députée Vénéranda Nyirahirwa a déclaré que l’assistance de l’Etat ne peut pas satisfaire tous les besoins de leurs enfants. Par ailleurs, elles ne pourront pas en bénéficier indéfiniment.
” Pour certaines jeunes filles, le fait d’avoir un enfant en dehors du mariage est devenu un business. Elles se disent que pour obtenir une machine à coudre, il faut trouver un homme qui leur fait un enfant,” lance la parlementaire à partir de la cellule Nkanda, secteur Busanze.

” Vous comprenez mal la politique d’aide sociale de l’Etat. Cette assistance est, au départ, destinée à une mère mariée démunie. Revenez à notre culture qui donne de la valeur à la jeune fille rwandaise qui fondera un foyer après un mariage reconnu par les parents et l’Etat,” conseille Honorable Nyirahirwa.
La gouverneure de la province du Sud, Alice Kayitesi, montre que ces jeunes mères-célibataires sont elles aussi concernées par la nouvelle politique socio-économique du gouvernement. Elle vise à aider le citoyen à sortir progressivement de la pauvreté.
Elle insiste plutôt sur la prévention des grossesses non désirées chez les jeunes filles. Elle pointe du doigt le manque de responsabiltés des parents.

“Nous insistons sur les valeurs culturelles de la jeunesse rwandaise en général et des jeunes filles en particulier. Mais en cas de grossesse non désireé, la jeune maman reçoit une assistance comme les autres. Ce qui est très important est de prévenir,” recommande la gouverneure Kayitesi.
Des mères-célibataires reconnaissent leurs erreurs
Pamela Nishimwe est une mère-célibataire de 21 ans. Elle habite le secteur Busanze. Elle porte sa petite fille de 11 mois.
Elle reconnait que la parlementaire a raison. Selon elle, il faut éviter les relations sexuelles en dehors du mariage.

” Les filles de mon âge devraient s’abstenir des relations sexuelles. Si je reçois l’assistance c’est une chance qui n’arrive pas à tout le monde,” ajoute la jeune Nishimwe.
Quant à Nadia Uwayo, elle explique que c’est dur d’élever seule un enfant, surtout quand on est issue d’une famille pauvre.
“J’ai 23 ans et j’ai un bébé d’un an et demi. Ma famille est relativement pauvre. L’assitance que je reçois de l’Etat m’est très utile mais elle ne peut pas satisfaire tous les besoins de l’enfant,” affirme la jeune Uwayo.
“Etre mère-célibataire sans travail, est une mauvaise expérience que je déconseille aux autres jeunes filles de mon âge,” indique Uwayo.
Domice Gasarabwe




































































