L’aménagement des terrasses radicales dans le secteur Rusenge, du district Nyaruguru, permet à la population locale de prétendre à des conditions de vie améliorées.
L’aménagement des terrasses radicales dans la cellule Cyuna, sur le site de Cyuna est une source d’espoir pour des conditions de vie meilleurs.
« Les propriétaires des terres ont été en priorité recrutés pour aménager les terrasses. Ils sont payés pour le travail fait dans leurs champs. Ils ont pu se payer l’assurance-maladie, Mutuelle, » affirme Claudette Muhimpundu, une dame de Cyuna, montrant que les terrasses leur ont permis de gagner des revenus avant le début de l’exploitation agricole.
La secrétaire exécutive du secteur Rusenge, Spéciose Muhimpundu, ne cache pas déjà sa satisfaction. « La population bénéficiaire s’élève à 772. Et ce sont les plus vulnérables. Quand ils sont payés, ils s’acquittent de l’assurance-maladie, Mutuelle ; ils achètent le matériel scolaire pour leurs enfants, ils peuvent faire soigner leurs bétails, » partage-t-elle sa joie pour ce changement.

Nyaruguru, ce district de la province du Sud, est une région à haute altitude, aux pentes parfois raides. La production agricole a été pendant longtemps insuffisante suite à l’érosion notamment.
« Sur les terrasses, l’eau pluviale s’infiltre dans le sol et les intrants agricoles y demeurent. Ils ne sont pas emportés avec la terre cultivable à chaque fois que la pluie tombe, » affirme Evariste Mporanyisenga.
Selon la Secrétaire exécutive du secteur Rusenge, Spéciose Muhimpundu, l’on a introduit la culture des pommes de terre sur le site de Cyuna déjà aménagé. « 27 hectares sur 37,5 hectares de terrasses radicales ont été réalisés et l’activité se poursuit avec 722 travailleurs, » insiste-t-elle.

Un autre site, Kavumu, de la cellule Rusenge, est couvert de pommes de terre sur 75 hectares. Jusqu’à présent, la population est appuyée par les partenaires de Nyaruguru. « Dans la cellule Cyuna, Koïca a accordé le financement de ce projet à travers le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), tandis que l’exécution a été confiée à Good Neighbors. Concernant les semences, l’engrais naturel, l’engrais chimique, les plantes fourragères, les arbres que l’on peut associer aux cultures vivrières, tout a été offert par notre partenaire. Le bénéficiaire n’a rien payé, » révèle la secrétaire exécutive du secteur Rusenge, Spéciose Muhimpundu.
Purkerie Mukaruhimbi de la cellule Cyuna, village Cyuna trouvée dans son champ alors qu’elle désinfectait ses pommes de terre confirme les propos précédant. « Good Neighbors nous a aidés à creuser des rigoles, les plantes fourragères ont fixées, ils nous ont donné les semences, des plants que l’on associe aux cultures vivrières comme calliandra, nous sommes en attente d’une formation pour devenir des agriculteurs professionnels, » dit-elle. « Tout est gratuit jusqu’à présent, » ajoute-t-elle toute reconnaissante.
Une bonne production attendue au moment de la récolte

Purkerie Mukaruhimbi s’attend à une bonne production. « L’entretien des cultures se fait au moment opportun comme la désinfection des cultures, le sarclage, … j’espère que la production sera très bonne, » montre Mukaruhimbi.
« Maintenant la production sera bonne comparativement à la situation antérieure, » déclare la secrétaire exécutive, Spéciose Muhimpundu, apparemment sûre de cette affirmation.
« Après la récolte, les cultivateurs trouveront à manger et le surplus sera vendu au marché, » dit- Spéciose Muhimpundu.
Selon le maire du district de Nyaruguru, Janvier Gashema, la production des pommes de terre a atteint 26,7 tonnes par hectare, parfois même 30 tonnes par hectare grâce à l’aménagement des marais et des terrasses radicales, l’usage des engrais et les semences sélectionnées.

Les pommes de terre sont également cultivées sur les sites de Karunga, Uwampura, Akaruvusha, Karigazo, et dans le marais de Agatobwe. Le site de Kiramutse, dans la cellule Cyuna, du secteur Rusenge, se trouve en préparation pour la prochaine saison culturale.
L’on espère ainsi continuer à vulgariser la culture de la pomme de terre dans une région où la patate douce prédominait avant.
Gérard Rugambwa




































































