Le président Paul Kagame a déclaré qu’il choisirait de prendre les armes pour affronter une menace existentielle au lieu de se laisser intimider par des menaces de sanctions.
Lors d’une interview avec le journal Jeune Afrique, le chef d’Etat rwandais a réagi sur les menaces de sanctions évoquées par les pays comme la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Allemagne accusant le Rwanda de soutenir le groupe rebelle du M23 dans le conflit de l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le président Paul Kagame, le choix serait de prendre les armes pour faire face à une menace existentielle sans avoir peur d’être confronté à des sanctions.
” Des pays, dont certains font partie du problème en tant qu’anciens colonisateurs comme la Belgique, l’Allemagne, me menacent de sanctions parce que je me défends. Et ils pensent m’intimider?”, s`est indigné le président Kagame.
“Soyons clairs: si je dois choisir entre faire face à une menace existentielle et être confronté à des sanctions, je prendrai les armes pour affronter la menace existentielle, sans tenir compte des sanctions. Nous avons traversé le pire en 1994 et cela nous a beaucoup appris,” a-t-il ajouté.
Le président Paul Kagame faisait allusion à la présence des milices génocidaires du FDLR opérant à l’Est de la RDC tout en bénéficiant du soutien du gouvernement congolais. Le chef d’Etat rwandais a accusé le gouvernement de la RDC d’être les principaux acteurs dans les conflits de l’Est de la RDC.
Non à une aide qui perpétue le besoin d’aide
Le président Paul Kagame a également fait savoir que le Rwanda n’a pas besoin d’une aide qui perpétue le besoin d’aide. Il a aussi signalé qu’une grande partie de cet argent est détournée et gaspillée par des individus qui se l’approprient.
” Nous voulons d’une aide qui permette aux gens de se tenir debout par eux mêmes. Nous avons déja exprimé notre position a ce sujet depuis longtemps. Ce qui est inquiétant est que lorsque l’aide arrive dans un pays, elle est partagée entre ceux qui la fournissent et ceux qui détiennent le pouvoir. Seule une infime proportion atteint ceux qui en ont réellement besoin.” a souligné Paul Kagame.
Le chef d’Etat rwandais s’est déclaré satisfait des résultats du sommet SADC-EAC. Selon lui, les participants se sont convenus sur des mesures qu’il a jugées positives. Selon le président Kagame, il faudra voir comment ces conclusions seront mises en œuvre, en particulier par la partie congolaise, qui est la plus concernée.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































