Les audiences du procès de Charles Onana se sont achevées vendredi 11 octobre devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Il est jugé pour contestation du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda. Egalement de dépasser les limites de la liberté d’expression.
Le journaliste-écrivain camerounais y a comparu durant toute la semaine pour contestation de crime de génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
L’élément déclencheur a été son livre paru en 2019. Il est intitulé : “Rwanda : la vérité sur l’opération turquoise’’. C’est à partir de ce livre que la procureure l’accuse de ” banaliser le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994’’.
Le prévenu, Charles Onana, lui s’en défend et plaide non coupable, demandant plutôt la relaxe.
Dans son réquisitoire, la procureure a également accusé Charles Onana d’avoir ”dépassé’’ la liberté d’expression dans son livre.
Pour la procureure, au moins quatre extraits de son livre l’accusent de façon incontournable.
”Ces quatre extraits constituent une négation abrupte, frontale, et sans aucun détour du génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994’’, a déclaré la procureure.

” Vous avez là tout l’arsenal négationniste”, a-t-elle ajouté, concluant ainsi son réquisitoire.
Elle a estimé que l’auteur avait clairement dépassé les limites de la liberté d’expression en banalisant l’existence de la tragédie.
Selon la procureure, les propos litigieux de Charles Onana témoignent d’une approche réductrice et erronée car elle omet délibérément la finalité du génocide c’est-à-dire la destruction totale ou partielle du groupe tutsi.
Dernier à s’exprimer avant la fin des débats, l’auteur franco-camerounais de 60 ans a une nouvelle fois rejeté en bloc l’accusation de négationnisme et dénoncé un procès politique.
Dans son réquisitoire, la procureure a invité la cour à rappeler au prévenu et à la société toute entière ” l’existence incontestable du génocide des Tutsi’’.
La procureure n’a, en revanche, pas suggéré de peine à l’encontre du prévenu. Elle a laissé cette question à l’appréciation de la cour en cas de condamnation.
C’est dans une salle comble, sous tension, et sous la garde de plusieurs policiers que les audiences du procès du journaliste franco-camerounais Charles Onana pour contestation de crime de génocide se sont achevées.
Ces auditions ont duré 5 jours, du 7 au 11 octobre. Charles Onana comparaissait avec son éditeur Damien Serieyx, à la tête des Editions du Toucan.
Le verdict sera rendu le 9 décembre prochain.
Vital Ndayambaje




































































