Le gouverneur de la province de l’Ouest, Jean Bosco Ntibitura, a déclaré que le moyen le plus sûr de réduire efficacement la pauvreté dans sa province est celui de développer la résilience aux catastrophes.
Lors de la présentation de la septième enquête intégrée sur les conditions de vie des ménages (EICV 7), tenue dans le district de Rubavu, le gouverneur Ntibitura a révélé que les autorités de la province de l’Ouest se sont engagées à développer la résilience aux catastrophes.
Il s’agit de renforcer la capacité des personnes et des communautés à prévenir, résister, s’adapter et se remettre des impacts des catastrophes. Pour le gouverneur de la province de l’Ouest, cette résilience aux catastrophes serait le moyen le plus sûr pour la réduction efficace de la pauvreté dans cette région.
Jean Bosco Ntibitura a expliqué que les caractéristiques géographiques de la province de l’Ouest augmentent les risques de glissements de terrain qui ont un impact considérable sur les moyens de subsistance de la population.

Selon lui, la destruction des infrastructures par les catastrophes entraîne un détournement du budget vers des programmes de secours au lieu de s’occuper des projets de développement de la population.
” La plupart de nos infrastructures, maisons et ponts, sont souvent détruites, ce qui entraîne un détournement du budget vers des programmes de secours et de réhabilitation au lieu de mener des projets de développement,” a déclaré Ntibitura.
C’est dans ce cadre que le gouverneur de la province de l’Ouest a indiqué que sa province est en train de travailler avec le ministère rwandais de la gestion des urgences pour cartographier les zones les plus touchées par les catastrophes. Il s’agit de celles situées en grande partie dans les districts de Nyabihu, Ngororero et Rutsiro.
Selon le rapport de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR), la province de l’Ouest a le taux d’extrême pauvreté le plus élevé. Il est évalué à 37,4 %. La province du Sud vient en 2ème position avec un taux d’extrême pauvreté de 34,7 %.

La septième enquête intégrée sur les conditions de vie des ménages (EICV 7) indique également que le manque d’emploi est aussi un problème majeur entraînant le taux élevé de la pauvreté.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































