Trois personnalités ont été désignées pour être coordinateurs des pourparlers de Luanda-Nairobi dans le conflit sévissant à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Il s’agit de l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, l’ancien président Kenyan, Uhuru Kenyata et l’ancien premier ministre Ethiopien Hailemariam Desalegn.
Ces 3 anciens hommes politiques ont été nommés médiateurs dans les pourparlers conjoints de Luanda et de Nairobi, visant à trouver la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et dans la région en général.
Cette décision a été annoncée par le président du Kenya et chef de l’exécutif de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), Dr. William Samoei Ruto, et par le président du Zimbabwe et chef de l’exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Emmerson Mnangagwa, le 24 février 2025.

Les présidents Ruto et Mnangagwa ont expliqué que la décision de nommer ces médiateurs avait été prise lors de la réunion des chefs d’Etat de l’EAC et de la SADC à Dar es Salaam, en Tanzanie, le 8 février de cette année 2025.
Ce n’est pas la première fois qu’Obasanjo devient médiateur sur la question de l’Est de la RDC, puisqu’en 2008, il a été le représentant du Secrétaire général des Nations Unies dans les pourparlers entre le gouvernement de la RDC et le groupe armé du CNDP, alors dirigé par le général Laurent Nkunda.
Uhuru Kenyata est également le médiateur dans le conflit congolais et le gouvernement de la RDC dans les pourparlers de Nairobi depuis avril 2022.

Les pourparlers avaient été suspendus en décembre 2022, après que le gouvernement de la RDC ait conclu un accord avec les pays de l’EAC.
Le président João Lourenço, qui dirige l’Angola, s’est retiré des pourparlers, après avoir pris la tête de l’Union africaine (UA). Il était déjà le coordinateur des pourparlers de Luanda depuis 2022.
Lors de la réunion de Dar es Salaam, les chefs d’Etat de ces organisations ont conclu qu’avant d’entamer des pourparlers entre le gouvernement de la RDC et les groupes rebelles, y compris le M23, les combats et les provocations devaient cesser dans l’Est de la RDC, des opérations de secours devaient être menées et les routes et l’aéroport de Goma devaient être ouverts.
Vital Ndayambaje




































































